Anti-éolien : le pro-nucléaire sommeille en toi !

Anti-éolien : le pro-nucléaire sommeille en toi !

Les anti-éoliens donnent de la voix sur les réseaux sociaux, au moment même où notre altesse sérénissime parle de nous refourguer de nouveaux réacteurs EPR partout sur le territoire, en remplacement de nos centrales vieillissantes.

Des éoliennes dans des déserts paysagers

Leurs arguments sont pathétiques. Cela défigurerait nos paysages qui n’avait toutefois pas besoin de ça. Les agriculteurs au nom d’un modèle productiviste de plus en plus désuet continuent d’arracher les haies, transformant nos jolis pâturages bocagés en champs de culture sulfatés au glyphosate et autres pesticides, des déserts d’un nouveau genre. . Parce que vous les trouvez jolies les plaines de notre pays, sans haies, sans oiseaux, sans insectes ? Et face à ce carnage, nos anti-éoliens restent muets comme des carpes. Ils ont l’écologie très sélective.

Le réacteur nucléaire, cette œuvre d’art architecturale

Et puis, sur le plan paysager, il faut reconnaître qu’une centrale nucléaire, c’est plutôt jolie. Il suffit de se promener sur la côte normande pour voir en quoi nous avons cette chance d’avoir ces chefs d’œuvre d’architecture que sont nos centrales de Flamanville, Paluel, Penly. Moi, je dis qu’il serait opportun de les développer et d’en mettre partout sur la côte bretonne, basque et méditerranéenne. A oui, tiens au fait, pourquoi n’y-a-t-il pas de bôs réacteurs sur la côte bretonne ? Pourquoi ne pas en mettre un en plein cœur de Paris, là où les gens consomment le courant qui est produit dans nos provinces françaises reculées ? Vous n’auriez tout de même pas peur d’un accident ?

Une bouffée délirante prométhéenne

N’avons-nous rien compris et appris des catastrophes nucléaires de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ? Et quand on lit tous les rapports de l’ASN Autorité de Sûreté Nucléaire sur l’EPR de Flamanville, il n’y a pas de quoi être rassurés sur les aciers des cuves utilisés qui vont devoir supporter des températures toujours plus élevées. Le prochain accident majeur sera donc pour les Chinois, les Indiens, les Anglais, les Finlandais ou les Français. En France, nous sommes passés déjà à deux doigts de la catastrophe à Nogent-sur-Seine et au Blayais. A Nogent, il s’agissait de civelles qui avaient bouché l’arrivée d’eau du circuit de refroidissement. Au Blayais, la centrale a failli être totalement submergée. Combien d’hectares de vignobles contaminés ?

Du vent ou de l’eau

Parmi les arguments des anti-éoliens, il y a l’intermittence. Intermittence quand il s’agit d’éoliennes implantées en pleine mer ? Les éoliennes danoises produisent 40% de l’électricité consommée. Intermittence à l’échelle d’un pays aux mille vents comme la France ? Et si nous parlions d’hydroliennes posées au fond des mers et alimentées par les courants  ? Et si nous parlions d’air compressé pour stocker l’énergie afin de la restituer à la demande ? Et si nous parlions de ces sécheresses répétées qui, faute d’eau suffisante, nous contraignent à couper, l’été, nos réacteurs ?

Hors de portée

La mauvaise foi de nos anti-éoliens – pro-nucléaires quand les réacteurs sont loin de chez eux – les pousse à dire que les éoliennes seraient difficiles à démanteler. Une éolienne, c’est pour l’essentiel de l’acier, du béton et du cuivre. C’est un peu différent toute de même d’un réacteur irradié que l’homme ne peut même pas approcher. EDF a arrêté la centrale nucléaire de Brennilis en 1985, en plein milieu des monts d’Arrhée pourris désormais de plutonium, de césium 137 et de tas de saloperies radioactives. L’entreprise publique a annoncé le démantèlement complet du réacteur en 2039. Pariez plus pour la Saint-Glinglin. C’est plus sûr. Et on attend toujours de connaître la date de début des travaux de démantèlement de la centrale de  Tchernobyl ou de Fukushima !

Bon, ben, admettons

Dernier élément : la bêtise de ses anti-éoliens qui s’élève contre le génocide en masse des chauves-souris et des oiseaux, perpétré par les pâles de nos éoliennes ! Je me demande ce qu’une chauve-souris irait foutre à papillonner autour d’une éolienne, à 40 mètres de haut. Et puis, je me demande si, à décapiter les chauves-souris, les éoliennes ne rendraient pas un service à l’humanité par ces temps de coronavirus. ;+) Et je n’ai toujours pas vu le moindre oiseau crevé au pied d’une éolienne. Je dois avoir la vue qui baisse.

4 replies on “ Anti-éolien : le pro-nucléaire sommeille en toi ! ”
  1. 90% des anti éoliens le sont ou le deviennent dès qu’ils apprennent l’apparition éventuelle d’un parc dans leur horizon, la plupart n’ont rien contre…. mais ailleurs…
    C’est une proportion visible à partir des quelques groupes situés dans mon grand secteur.

    Pour le nucléaire, je confirme : les centrales sont mieux chez les autres….le plus loin possible, et si une se mettait à péter, on peut espérer que les vapeurs ne passeront pas les frontières des départements..

    et enfin c’est normal que vous ne voyiez pas d’oiseaux au pied d’une éolienne, c’est connu, ils se cachent pour mourir.

    Bon je crois que j’ai fait le tour de la question du secteur de l’électricité dont certains spécialistes disent depuis quelques années qu’il est en train de crever doucement sous des effets conjugués de la mise en concurrence, de l’anarchie des projets qui en découle et de la spéculation sur le marché EPEX les périodes d’hiver.. (pour faire schématique)

  2. Il serait grand temps de mettre en place un groupe de travail composé de scientifiques chargés de répertorier les différentes technologies permettant de fournir les énergies dont nous avons besoin.
    Il s’avère, en effet, que chaque technologie possède des avantages et des inconvénients; le débat éolien- nucléaire est en ce sens beaucoup trop restrictif.
    Les barrages hydro électriques ont englouti villages et paysages; le gaz de schiste peut être à l’origine de tremblement de terre et participe à l’effet de serre; la méthanisation est malodorante, le nucléaire est mortel de par la radioactivité et participe également à l’effet de serre, l’hydrogène, produit non naturel, est dangereux de par son inflammabilité et son explosivité, les vélos et voitures électriques sont polluants (batteries), etc…
    Ce groupe devra, in fine, proposer un programme pluriannuel d’implantation de ces technologies respectueuses de l’environnement et de l’environné en tenant compte des spécificités locales.
    Afin d’arriver à une conclusion sérieuse et crédible, il est impératif de mettre en place un vaste programme de recherches permettant d’optimiser les technologies retenues.

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