Après les casseurs

La loi dite anti-casseurs qui vient d’être adoptée en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale est une grave erreur. Empêcher les casseurs à manifester encagoulés en les rendant responsables devant les juridictions civiles de leurs actes va les amener à privilégier d’autres formes d’action pour exprimer leur colère. L’intérêt d’une manifestation, aussi violente soit-elle, est de canaliser la haine, en se confrontant aux gendarmes et policiers. Est-ce que cette colère va s’évaporer du jour au lendemain, en interdisant ces gens de manifester ou en les éborgnant à coup de LBD ? NON.

En novembre 2018, 6 personnes de l’ultradroite ont été mises en examen pour un projet d’attentat contre le Président Macron. Combien de projets d’attentats de ce type ont-ils été déjoués grâce à un renseignement français qui digère toujours mal la suppression des RG voulue par Sarkozy ? Le risque, aujourd’hui, en empêchant ces personnes de manifester par autorisation administrative, est de les amener à choisir la clandestinité et des actions d’une tout autre nature que celles consistant à caillasser les forces de l’ordre et les vitrines de magasins.

Je suis, pour ma part, convaincu qu’avec cette loi, les députés, les ministres et le Président sont aujourd’hui en danger, sachant que l’ultra-droite ne s’est jamais embarrassée de la présence de victimes collatérales. Comme j’ai eu l’occasion de le dire, tout cela va très mal finir. L’histoire nous a toujours montré que la seule issue pacifique à une crise de la nature de celle que nous traversons aujourd’hui est la prise en compte réelle de la parole des gens.

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