Mon arrêté de protection de la ressource en eau dans la presse

L’arrêté de protection de la ressource en eau instituant une zone franche de nitrates et de pesticides sur une bande de 2 mètres le long de la chaussée revêtue a été pris le 24 juin. Il était applicable le 15 juillet. La Préfecture de l’Eure, après m’avoir demandé un recours gracieux sous la pression de la profession agricole (SIC) a déféré l’arrêté à la 3e chambre du Tribunal administratif de Rouen.

Les médias locaux, puis nationaux m’ont interviewé, avec plus ou moins de succès dans leur retranscription souvent faussée, assimilant ma démarche à celle du maire de Langouët, Daniel Cueff. J’ai refusé l’interview de RT France. Je n’ai jamais réclamé une bande de 150 mètres. Et les 5 mètres pour les cultures basses proposés par le gouvernement sur avis de l’ANSES sont un bon début ! Les 1ères victimes de l’utilisation massive des pesticides sont les agriculteurs eux-mêmes. Les produits qu’ils manipulent sont des toxiques violents. Le souci aujourd’hui est qu’avec l’augmentation de 20% en France de la consommation de pesticides de 2008 à 2018, nous devons nous préparer à une véritable catastrophe sanitaire dans les années qui viennent. Aujourd’hui, les agriculteurs empoisonnés sont victimes de la maladie de Parkinson, de lymphomes, de mélanomes et très probablement de cancers de l’œsophage.

La présence de ces molécules et des nitrates dans l’eau que nous consommons est extrêmement inquiétant. Le fait que nous dépassions des seuils de potabilité l’est encore plus. Il est temps que nous agissions collectivement et que nous forcions l’État à entendre la voix de nos habitants exaspérés par le déversement incessant dans l’air, la terre et l’eau de ces molécules. Hélas, la discussion avec les agroculteurs est impossible pour les riverains et les élus qui veulent changer quelque chose dans leurs pratiques mortifères, pour nos populations et pour eux-mêmes. Les investissements colossaux qu’ils réalisent les condamnent à rester arque-bouter sur des pratiques d’un autre temps !

Je voudrais remercier tous les journalistes qui ont fait leur travail consciencieusement, sans esprit partisan.

 

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