C'est comment qu'on freine ?

C’est comment qu’on freine ?

Il ne faut pas être devin pour comprendre que, si nous ne changeons pas radicalement nos comportements, notre consommation, la planète Terre et une grande partie de la France seront assez rapidement invivables. J’ai donc lu les 150 propositions de nos 150 concitoyens pour nous sauver décarboner et accessoirement nous rendre un peu plus vertueux sur le plan environnemental.

Oui, évidemment !

Il y a des idées auxquelles je souscris pleinement comme la fin du trafic aérien intérieur, la mise en place d’une taxe pour le transport aérien et un point d’arrêt à la construction et l’extension d’aéroports.

J’ai des doutes sur notre capacité à imposer 19° dans les bureaux, là où les employées de bureau mettent le chauffage à 24°. Et pourtant, il le faudrait !

Concernant l’agriculture, il est effectivement urgent de diminuer notre consommation d’engrais azotés de synthèse qui polluent l’air que nous respirons et les eaux que nous consommons, par une augmentation massive de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes. Je souscris également à l’interdiction stricte de tous les pesticides de type CMR. Faut-il d’ailleurs attendre 2025 pour que les agroculteurs continuent à nous empoisonner ? Bon point aussi sur le nécessaire enseignement de l’agroécologie dans les écoles d’agriculture.

Oui, évidemment, nous devons maintenir nos écoles dans nos petites communes rurales.

Et puis, un rappel : les techniques, par la productivité qu’elles nous apportent, permettent de continuer à réduire le temps de travail, afin d’augmenter le temps consacré aux activités non marchandes. C’est le mouvement de l’histoire et ce ne sont pas les éditocrates néo-libéraux de BFMTV qui, avec leurs petits bras musclés, pourront s’y opposer !

Les grands absents.

Et puis, il y a les manques. Pas un mot sur le télétravail et le haut-débit pour tous. Pas de small business act. Je regrette également l’absence de proposition sur le conditionnement des aides françaises et européennes à l’agriculture. Il est insupportable que nos impôts financent l’achat des nitrates et des pesticides et engraissent les industriels de la chimie. Pas un mot sur la qualité de l’eau !

J’aurais aimé également que nos 150 concitoyens proposent de pénaliser lourdement la publicité des GAFAM sur Internet, en obligeant les éditeurs de navigateurs à la mise en place de bloqueurs publicitaires et/ou à les taxer massivement. Rien non plus sur une taxation plus forte des boissons sucrées qui concourent à toujours plus d’obésité, de diabète de type 2 et de dépenses de santé supplémentaires

Pas un mot sur le ferroutage. Pas un mot sur la manière de produire notre énergie. Pas un mot sur le nucléaire.

De pieuses intentions.

Nous ne reviendrons pas en arrière concernant la disparition des petits commerces de proximité. Nos habitudes de consommation ont changé. Et pour l’essentiel, nous achetons dans les hypermarchés et sur Internet. La question est de savoir comment nous pouvons accompagner sur le plan environnemental ce mouvement irréversible de la société.

 

1 reply on “ C’est comment qu’on freine ? ”
  1. Cascadeur sous Ponce Pilate, j’cherche un circuit pour que j’m’éclate.
    C’est la fête de la musique aujourd’hui.
    Les pieuses intentions du Grand Soir, c’est pas pour demain matin.
    Désolé, mais Bashung me fait toujours cet effet.

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