Cancel culture : quésako ?

Cancel culture : quésako ?

C’est Nicolas qui, hier, sur son profil Facebook, a évoqué cette fameuse « cancel culture« . Pour être honnête, je ne savais même pas de quoi il s’agissait.

Pour vous résumer le concept, il s’agirait d’une politique de dénonciation – ou de délation – publique intervenant dans les réseaux sociaux, visant à stigmatiser des opinions et/ou des comportements quelque peu divergents, en les dénonçant ou en les raillant. MeToo semble relever de ce mouvement profond. J’ai aussi beaucoup de camarades blogueurs qui adorent l’exercice. Parfois, ils me font rire quand le propos relayé est parfaitement grotesque. Un peu moins, quand il s’agit d’expliquer que nous serions les seuls au monde à avoir raison, tant bien même appartiendrons-nous à une opinion majoritaire à géométrie variable ! Ce n’est pas en se foutant de leur tronche et de leurs thèses qu’on parviendra à faire changer d’avis des convaincus.

Récemment, Nicolas se plaignait, en creux, d’un effondrement d’audience de nos blogs. Cette semaine, Patrice m’annonçait qu’il aurait 9000 visites par jour à chacune de ses publications. Je ne pense pas me souvenir, un jour, dans mes blogs avoir eu autant de visites en 1 journée, sauf dans le cadre d’un déni de service. Quand je vois les contenus édités chez Patrice, je me dis que cette fameuse « cancel culture » n’est pas d’une grande efficacité. De fait, elle favorise très clairement l’expression minoritaire, l’expression majoritaire étant associée aujourd’hui à celle dite de l’État profond et de l’éditocratie. La « cancel culture » a donc son anti-thèse : le complotisme ! Pas facile d’en faire la synthèse. A moins qu’il ne faille plus simplement, là-encore, faire un pas de côté ou botter en touche…

 

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