Ces grands corps malades du burnoute social

Ces grands corps malades du burnoute social

Pour un être humain, il est très difficile de croire à la possibilité d’un burnoute social, qui n’est pas, je le précise, une inflammation des testicules. J’ai la vague impression que cette maladie des temps modernes ne soit qu’un vague prétexte. Comment en effet croire un seul instant qu’un homme ou une femme puisse, du jour au lendemain, se passer de relations sociales ? Alors une posture, peut-être, pour justifier l’injustifiable… Je peux en revanche, sans aucun problème, comprendre les désordres psychologiques… dûs à l’agoraphobie.

En plus, venant de la part de personnes dont la charge mentale est quasi-nulle du fait qu’elles ne travaillent pas et n’exercent aucune fonction, il est difficile de croire à une dépression, à un raz-le-bol, à une grande fatigue causés par de fortes interactions sociales… inexistantes, alors que tous les clignotants dans leur vie sont au vert. Certains individus savent pourrir leur existence  et accessoirement celle des autres.

J’ai connu le cas d’une personne de mon entourage qui a crié au burnoute pour justifier son absence à l’enterrement d’une de ses proches, à la manière d’un totem brandi par un candidat participant à Koh-Lanta. Et là, récemment, sur le mur Twitter de ce qui peut encore ressembler vaguement à un ancien ami, j’ai pu voir qu’il annonçait souffrir de cette terrible maladie, très occupé d’étendre ses pieds en éventail non loin du golfe du Morbihan. Les personnes sujettes à un égotisme forcené ne sont toujours pas considérées comme invalides par la Sécurité Sociale.

Lundi, la gendarmerie m’a appelé pour remplir un questionnaire pour une disparition préoccupante. Je n’en dirais pas plus. J’ai cru immédiatement qu’il s’agissait de cet ancien ami. Je n’avais pas de nouvelles de lui depuis des mois. M’inquiétant de sa disparition des réseaux sociaux où il était très actif, j’avais même essayé de le joindre… en vain. Je me suis inquiété. J’ai vu que ses deux sociétés avaient été liquidées. J’ai recherché dans les rubriques nécrologiques. En vain.

Et puis, par miracle, il est réapparu, avec la frénésie sociale qui le caractérisait naguère, en publiant des contenus que lui-seul comprend. Ouf, il était vivant. La dernière fois que nous nous sommes parlés, c’était au début de la campagne de vaccination. Lui, le grand révolutionnaire écolo, s’était résigné à se faire piquouser. Comme souvent, nous n’étions pas d’accord. Ça ne m’a d’ailleurs jamais gêné. Lui, peut-être.

Mais, là vois-tu, camarade, pour moi, c’est terminé. Et sache que cela n’a rien à voir avec du burnoute social. Tout a une fin, même l’amitié.

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