Cette institution à la traîne de la société

Cette institution à la traîne de la société

Dans le cadre de la remunicipalisation de notre centre culturel multimédia, nous avons été, Fabien et moi, visité  la ludothèque-médiathèque d’Etrépagny . Et encore un grand merci à Lucie, Géraldine, Christophe, Lydie et l’animateur numérique – dont je ne me souviens plus hélas du prénom – pour la qualité de leur accueil et leur bonne humeur ! Le lieu est magique : il s’agit d’un ancien cloître et, à l’entrée dans les lieux, vous sentez la vision et le projet d’une équipe qui a compris le devenir de ces lieux de culture. Des canapés et des jeux : le ton est donné dès la 1ère seconde où vous tournez à droite dans l’ancienne galerie de ce cloître chargé d’histoire, magnifiquement restauré !

Et puis, j’ai discuté avec Franck Capron, le vice-Président de l’Interco à la lecture publique fusionnée de Gisors-Etrépagny. J’ai tout de suite été saisi du fait qu’il existait deux vice-Présidences attachées aux « affaires culturelles », là où la réalité montre que la culture n’est qu’une et entière, bien au delà d’un saucissonnage artificiel dû  à la petite histoire des hommes.

En voyant ce décalage entre la réalité de cette ludothèque-médiathèque et l’institution, j’ai immédiatement pensé au livre de Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société. La société s’institue par l’imaginaire des producteurs, des créateurs, des innovateurs, par nos pratiques tout simplement. Le politique est aujourd’hui complètement à la traîne, là où il devrait avoir un rôle d’impulsion et d’accompagnateur actif  de cette création constructrice due à des salariés visionnaires qui ont su se remettre en cause et faire ce pas de côté nécessaire pour s’adapter aux temps présents, à nos réalités en mouvement.

Prochaine étape : la médiathèque de Routot.

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