Chapeau, Badinter.

Chapeau, Badinter.

Robert Badinter incarnait mieux que quiconque les valeurs de la gauche : une quête de justice absolue, la République, l’universalisme, la laïcité et le refus du communautarisme. Ce que je retiendrai de lui avant tout, c’est son combat contre la peine de mort qui s’inscrivait dans la contestation de l’emploi par l’Etat de cet outil barbare de violence légitime. Je n’oublie pas non plus la loi de 1982 dépénalisant les homosexuels pour des rapports consentis avec des mineurs de plus de 15 ans, comme c’était en vigueur à l’époque pour les hétérosexuels.

Pour autant, j’avais d’importants désaccords sur son soutien inconditionnel à Mitterrand, à DSK. Pour un homme qui, selon ses propres mots, avait la nuque raide, comment comprendre la grâce dont a pu bénéficier Marie-Christine von Opel en 1981, condamnée en 1980 pour trafic de drogue et défendue par un certain Robert Badinter ? Idem pour l’amnistie accordée en 1981 à Hubert Flahaut, condamné en 1979 dans l’affaire dite du talc Morhange et là-encore défendu par l’ancien garde des Sceaux ?

Il est difficile de parler de l’ancien Président du Conseil constitutionnel sans évoquer sa femme, Élisabeth Badinter dont je me sens très proche sur son opposition à l’abolition de la prostitution, au transgenrisme pour mineurs. Comme elle, je pense que le voile islamique est avant tout un moyen d’asservir les femmes.

L’avocat le plus bas d’Inter

Je ne peux pas finir cette évocation très succincte, voire insignifiante, de la mémoire de Robert Badinter, sans parler de l’émission radiophonique le Tribunal des flagrants délires présenté par Claude Villers. Luis Rego y était qualifié d’avocat le plus bas d’Inter. Cette émission, je l’écoutais, une fois revenu du lycée, le midi en compagnie de ma mère.

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