Consentement et majorité sexuels

Consentement et majorité sexuels

J’aime lire tous ces gens qui, n’ayant aucun enfant, semblent avoir un avis très tranché sur le consentement et la majorité sexuels. Ils ont le grand mérite, sans aucune sorte d’émotion, de parler de ce qu’ils ne connaissent pas. Père de deux gars et d’une fille issus de trois lits différents, ayant été le beau-père d’un autre gars et d’une autre fille, je vais tâcher de parler de cette question au travers de retours d’expériences, afin de contribuer au débat.

Quelques définitions d’abord

« Le consentement sexuel désigne l’accord que les personnes se donnent mutuellement pour qu’une activité sexuelle ait lieu entre elles. » Dans ses décisions, la justice française considère qu’il faut une agression physique pour qu’un ou une mineure soit considéré comme étant non consentant. Et encore. Ni la perversité, ni les perversions, ni l’emprise psychologique ne sont considérées comme éléments constitutifs d’une  rupture en matière de consentement pour les juges français qui sont bien obligés de faire avec ce qu’ils n’ont pas. Il n’y a en effet pas d’âge légal fixé par la loi française pour le consentement sexuel des mineurs.

« La majorité sexuelle est l’âge au-dessous duquel une personne civilement mineure ne peut se livrer à une activité sexuelle avec une personne civilement majeure sans que celle-ci commette une infraction pénale conformément au droit national. » La majorité sexuelle est fixée à 15 ans dans notre pays. Sauf situation de handicap, d’autorité ou de subordination, sauf situation d’abus sexuel sur mineur, cette notion de majorité sexuelle ne peut pas entraîner de condamnation entre un mineur de moins de 15 ans et un adulte, si la relation est qualifiée de « consentie« .

Mineure

Cette histoire m’a été contée par une de mes connaissances. Sa belle-fille avait douze ans. Elle avait rencontré un jeune homme qui allait prendre 18 ans. Un soir, alors qu’elle était chez sa mère, son frère, son cousin et le fils de son beau-père durent réveiller les parents pour leur signaler qu’elle n’était plus dans la maison. Cela faisait des mois que le beau-père se doutait de quelque chose et avait installé un mouchard sur l’ordinateur utilisé par sa belle-fille. Vers 1 heure du matin, il téléphona au père pour lui donner le prénom d’un garçon avec lequel elle conversait sur Messenger et qu’il ne connaissait pas. Après avoir téléphoné à diverses personnes, en plein nuit, le père et le beau-père partirent au domicile du jeune homme pour y faire le pied de grue. Ils récupèrent la jeune fille aux alentours de 3 heures du matin. Dans les jours qui suivirent, la mère alla à la gendarmerie. Le planton de service refusa de lui prendre sa plainte. Selon lui, tous les éléments indiquaient qu’il y avait eu consentement. La mère n’insista pas du fait que le père ne souhaitait pas donner suite. En réalité, la jeune fille fut la victime d’une rabatteuse de 16 ans qu’elle avait connue au collège.

Quelques temps plus tard, la jeune fille demanda à son beau-père : « Dis-moi, pourquoi les garçons aiment nous prendre par derrière ? » Elle avait 13 ans.

Majeure

Là-encore, cette histoire m’a été contée par une de mes connaissances. La même. Son couple n’allait pas fort. Il avait rencontré une autre femme. Il savait aussi que sa femme avait des aventures. La séparation était imminente. Un matin, avant d’aller travailler, il jeta un œil sur son ancien téléphone mobile qu’il avait temporairement prêté à sa femme. Et là, il tomba sur un lot d’insanités liées à un échange avec un autre homme. Le soir-même, ils prirent, d’un commun accord, la décision de se séparer. Les saloperies qu’il avait pu lire, les photos de poissons crevés que son amant lui avait envoyés l’intriguaient au plus haut point et, grâce à quelques copains informaticiens, il finit par identifier l’homme qui en était à l’origine. Il alla à son domicile et tomba sur sa femme à laquelle il expliqua la situation. Elle lui raconta que son mari était soigné pour des actes de perversions sexuelles et qu’il avait suspendu sa thérapie et son traitement. Après avoir identifié sa proie, en général une femme en « détresse » affective, ce prédateur tâchait de la séduire pour faire subir à sa victime – en s’aidant de tout un tas d’ustensiles – des actes sexuels d’une très grande perversité qui laissaient de nombreuses séquelles à ses partenaires… « consentantes« .

Le mari informa alors sa future ex-femme de la situation qui, dans un 1er temps, refusa de le croire. Sa peur était que son nouvel amant s’amuse avec son propre enfant. Elle finit tout de même par téléphoner à la femme de ce pervers sexuel pour se rendre compte qu’elle avait été manipulée.

 

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