Dans les pas de Sylvain Tesson

Dans les pas de Sylvain Tesson

Il m’aura fait voyager sur les traces de l’armée napoléonienne. Avec lui, j’aurai découvert le lac Baïkal. Dans l’Himalaya, à ses côtés, j’aurai pu aussi approcher la panthère des neiges. J’aime lire Sylvain Tesson. J’apprécie, en lui, l’aventurier, sa nostalgie et ses références littéraires. Il nous sort de nos vies misérables en nous disant que notre monde, cette nature peuvent être encore découverts.

Il ne fait aucun doute qu’il soit un homme de droite. Oui, et alors ? Cela n’a jamais empêché le talent. Bien au contraire. Nous avons beaucoup à apprendre des réacs, de leur vision acérée sur notre modernité artificielle. Ils savent écrire. Par ricochet, ils savent penser. Ou l’inverse… Et c’est sans doute cela qui dérange le plus : la pertinence à nous montrer le réel tel qu’il est, plutôt que de sombrer dans des post-vérités creuses et lénifiantes sur fond d’une bouillie idéologique libéral-social-démocrate-crétine.

En 2024, le Printemps des Poètes aura 25 ans. Quel bel hommage que de nommer Sylvain Tesson en parrain de cette manifestation, mettant ainsi en avant une forme littéraire aussi désuète que nécessaire ! Le procès en sorcellerie – ou plutôt en extrême-droitisme – montre la confusion qui règne parmi les déboulonneurs en chef d’icônes réactionnaires. Sylvain Tesson n’a jamais préfacé le Camp des Saints de Jean Raspail. Et quand bien même… Tesson n’est pas Céline, cette grosse bouse réactionnaire antisémite. Et, pour ma part, je souscris totalement à ces propos sur l’Islam, cette autre soumission totalisante et totalitaire de l’homme à l’idée d’un Dieu hypothétique. « L’Islam modéré est un oxymore« , constatait-t-il avec une grande justesse.

4 replies on “ Dans les pas de Sylvain Tesson ”
  1. Céline était certes antisémite, mais je ne suis pas sûr qu’on puisse le qualifier de « réactionnaire ».
    (Pour ne rien dire de votre « grosse bouse »…)

    1. @Brindamour

      Ne jouez pas à plus bête que vous n’êtes. Et il n’y a aucun « mal » à être de droite, même si je crois personnellement davantage aux mécanismes de mutualisation et de coopération, à un État stratège tout étant fortement attaché viscéralement à la liberté individuelle. Le néolibéralisme et l’ordolibéralisme utilisent les moyens de l’État aux services des intérêts privés.

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