De la pensée magique aux arrière-mondes

De la pensée magique aux arrières-mondes

Avec Werner, nous nous amusons assez régulièrement de nos congénères. Nous restons ébahis d’entendre tous ces cadres de la World Company presser de se faire vacciner pour à nouveau jouir sans entrave. Ils n’ont en effet qu’une seule obsession : les vacances… leurs vacances ! Et ils refusent l’évidence. Le vaccin ne peut pas être la solution. Rien n’y fait. Ils n’ont toujours pas compris que, même vaccinés, que vous pouvez encore être infectés et surtout infectés les autres. Même Pfizer a tenté de leur expliquer : il vous faudra une 3e dose, puis une 4e. Quand les gens meurent avec le vaccin AstraZeneca, ils parlent de bénéfice-risque. Moralité, à Nice, le week-end dernier, l’opération de communication de Christian Estrosi a fait un flop retentissant. Désormais, les gens refusent ce vaccin. L’Europe dit qu’elle va le du fait de retards de livraisons. En réalité, plus grand monde ne veut de ce vaccin, sauf peut-être les cadres de la World Company. Et encore.

Je comprends l’intérêt à vacciner les plus fragiles, les plus vieux pour qu’ils ne développent pas de formes graves du COVID-19, à l’image de ce que nous faisons pour la grippe. Pourquoi pas ? L’âge moyen des gens qui meurent de cette maladie dans notre pays est de 81 ans. C’est peu ou prou l’espérance de vie de la population française. Ce que je ne comprends pas, en revanche, c’est de croire que le vaccin sur un virus non immunisant pourrait être la solution. Comment des gens ayant bac +5 et plus peuvent continuer à nous ânonner  de telles sornettes relevant de la pensée magique ? Même ma fille de 7 ans a compris que Samantha Stevens n’était pas une sorcière.

L’homme a toujours eu besoin de croire dans un avenir radieux, même si Dieu est mort depuis belles lurettes. Le stalinisme a inventé des héros : Kalachnikhov, Stakhanov, le nucléaire… à Tchernobyl. Avec les Américains, nous avons eu Elvis Presley, Bill Gates, Rockefeller, Neil Armstrong et Donald Trump. Il nous fallait aussi des ennemis. Nous les avons fabriqués. L’homme institue son propre imaginaire. Aujourd’hui, avec le vaccin, nous restons accrochés au mythe prométhéen comme Icare l’était à sa cire d’abeille. L’ARN messager serait la solution à tous nos malheurs, refusant de voir la catastrophe endogène à ce choix technologique. La science – une notion aussi vague que relative et subjective – est devenue notre arrière-monde. Et les médias se chargent toujours et encore de brûler nos sorciers hérétiques à la pensée dissonante. La modernité ne serait-elle donc qu’un éternel recommencement ?

2 replies on “ De la pensée magique aux arrières-mondes ”
  1. Des gens se sont fait foutre la trouille du siècle en écoutant des bandes de prostitués, au point où ils accpetent de se mettre des jus de chaussette dans le bras, sans rien vérifier non plus, juste pour boire une bière, ou bouffer du surgelé dans un resto..

    Comment dire ……………………

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