Différent familial sans importance

Papa et moi avons plusieurs différents relatifs au nucléaire, au bio, au tri sélectif, mais aussi sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Reprenant les enseignements de la grand-mère Szałkowska, il pense que les Russes ne s’arrêteront pas à l’Ukraine. Ils chercheraient, selon lui, à retrouver les frontières de l’empire russe du temps des Romanov. A l’époque, la Russie avait annexé, entre autres, la Finlande, l’Ukraine, les pays baltes et une partie de la Pologne. Mon père considère que la Russie doit perdre cette guerre et que l’OTAN n’a pas suffisamment armé l’Ukraine jusqu’à présent.

Pour ma part, je ne vois pas la Russie agresser un pays de l’OTAN. Comme a pu le dire François Hollande, les accords de Minsk avaient pour objet de gagner du temps, en armant l’Ukraine afin qu’elle puisse reconquérir la Crimée et les territoires du Donbass. Alors que Zelensky voulait négocier un accord de paix avec les Russes dès le printemps 2022, les Américains et les Anglais lui ont intimé l’ordre de poursuivre la guerre quoiqu’il en coûte. A court de munitions et de nouvelles recrues, l’armée ukrainienne est en train de se faire hacher dans les tranchées d’Aavidka et d’ailleurs.

En poussant la Russie à la guerre, l’objectif des États-Unis était avant tout d’affaiblir ses dominions européens et tout particulièrement l’Allemagne qui bénéficiait d’un avantage comparatif grâce au livraisons massives de gaz russe à bas prix. Le renchérissement du coût de l’énergie amène désormais les investisseurs internationaux et les entreprises des pays de la zone euro à se délocaliser sur le sol américain. Les États-Unis sont en train de réussir leur OPA sur l’économie européenne. Les Japonais et les Coréens du Sud continuent de se faire livrer en gaz russe : ils sont moins cons, tout simplement.

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