Droit à l'avortement : un oui au delà la manipulation macroniste

Droit à l’avortement : un oui au delà la manipulation macroniste

Empêtré dans une situation institutionnelle insurmontable, le Président de la République va, jusqu’à la dissolution du printemps prochain (???), multiplier les initiatives parlementaires très inutiles. Dans le cas du droit à l’avortement, je n’irais tout de même pas jusqu’à affirmer que son inscription dans la constitution ne sert à rien. Il est en effet plus difficile d’obtenir 3/5 des parlementaires que la majorité des députés pour abroger un droit auquel tient une majorité de Français. Au delà même du droit des femmes à disposer d’elles-mêmes, nous avons pu connaître individuellement des circonstances où l’avortement était préférable à l’arrivée d’un enfant non voulu qu’il aurait été difficile d’élever dans de bonnes conditions. En la matière, les décisions se prennent souvent à deux.

Pour autant, ne soyons dupes de rien. Comment cette proposition de loi déposée par le groupe LFI en 2018, refusée naguère par cette macronie décatie serait-elle aujourd’hui portée aux nues d’une vie politique française en état de décomposition ? La manœuvre est grossière. Macron veut nous montrer qu’il peut gouverner et légiférer avec des majorités de circonstance, voire de pacotille. Il va donc multiplier ce type d’initiative pour montrer qu’il est le Président de tous les Français. Et, une fois les oppositions prises au piège, contraintes de voter des lois qu’elles ne peuvent renier, il dissoudra l’Assemblée Nationale, après qu’il aura essayé de passer des projets de loi refusés en blocs par la gauche, LR et le RN.

Cet homme arrogant, à l’hybris démesuré, va tenter par tous les moyens de reprendre la main face à des Français qui lui ont envoyé un belle paire de baffes à l’occasion des dernières législatives. Macron est prêt à tout pour assurer son avenir personnel en arrosant son cercle de hauts-fonctionnaires et de patrons-amis du CAC 40. Ne sous-estimons jamais les dégâts psychologiques que peut engendrer le sentiment de sur-puissance acquis au cours des 5 dernières années.

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