École : où est la gauche ?

École : où est la gauche ?

J’ai honte. Non pas que nous ayons reçu le soutien de Rassemblement National eurois à l’occasion de l’opération de blocage de l’école Claude Monet de Saint-Eloi-de-Fourques. Ce parti joue le rôle d’une gigantesque mouche à merde au niveau du système politique en cours de décomposition avancée. J’ai honte du silence des partis de gauche eurois. Continuez les gars. Par votre inaction, vous contribuez chaque jour à rendre plausible la victoire de MLP en 2022 face à Macron.

Dans les années 70-90, la gauche avait fait des enseignants l’un de ses bastions électoral. En 2017, le vote de gauche ne représentait plus que 38% des voix chez les instituteurs et les professeurs. Il faut dire que Pépère, avec ses TAP dont la vocation était de financer le budget du ministère de l’éducation nationale par les collectivités, avait fait fort !

Au cœur de nos campagnes dans lesquelles le RN fait le plein de voix, il semblerait que le sort de nos petites écoles rurales n’intéresse pas les représentants locaux du PS, du PCF, de la FI et d’EELV trop occupés à la bidouille électorale. Eh bien, je vous l’annonce tout de go : vous irez, mes très chers camarades, vous faire voir chez plumeau à l’occasion des prochaines élections départementales et régionales.

Quel est le fond du problème ? Depuis 2005, le choix de la politique d’intégration et d’inclusion du handicap s’est faite sur la base de la recherche d’économies, sans véritables moyens accordés à cette politique. Un enfant en ITEP, IME, en classe ULIS ou encore en CLIS coûte 7 à 10 fois plus cher que dans une école normale. Grâce aux ATSEM financés par les communes, les enfants aux comportements atypiques – j’évite de parler de handicap – sont à peu près maîtrisés en maternelle, même si c’est de moins en moins le cas, tant l’écran et l’exposition aux jeux vidéos violents arrivent à finir par désocialiser nos chères petites têtes blondes, rousses ou brunes.

Arrivés au CP-CE1, sans AESH, les enfants se lâchent s’empêchant d’apprendre et accessoirement empêchant que leurs petits camarades puissent suivre une scolarité normale. Interrogeant deux collégiennes sur ce qui se passait dans leur classe de 4e, elles me disaient avoir 5 enfants très turbulents, les empêchant là-encore d’apprendre correctement. Pour rappel, 49% des ados quittant leur scolarité au collège sont illettrés. Je n’ai entendu personne à gauche s’offusquer d’un tel désastre. Silence : on tourne !

Dans son dernier opus « La fabrication du crétin digital« , Michel Desmurget explique en quoi une construction cognitive, dès le plus jeune âge, aux seuls moyens des écrans produit l’abêtissement de nos enfants.

 

 

3 replies on “ École : où est la gauche ? ”
  1. Depuis plusieurs années, j’envoie « se faire voir chez plumeau » les partis sus nommés. Aucune crédibilité, aucune conviction. Je vote blanc et défends les valeurs de l’écologie et de la solidarité.

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