Embrasser, toucher

Embrasser, toucher

Je dois vous dire mon ras-le-bol vis à vis de ce nouvel ordre sanitaire.

Jusqu’à présent, j’embrassais Lætitia, Paule et Karine. C’était pour moi des gestes importants, nécessaires. Depuis le reconfinement, je suis privé de bisous et ça me manque cruellement. Pas vous ? Comme de serrer les mains à Eric, Didier, Sébastien, Fabien. Je n’en peux plus de tout ce barnum.

Au plus profond de moi, je pense que nous sombrons dans une sorte de dictature lascive, où notre chefaillon de service est un homme-enfant qui ne connaît rien à la vie des gens.

Depuis le mois de mars, nous avons été empêchés d’agir. Nous avons annulé le festival de théâtre dans notre commune. Nous avons dû retarder, avec Fabien, la création d’une association citoyenne. Je bous. J’enrage. Je crie ma douleur devant cette injustice faite aux enfants, aux collégiens, aux lycéens, aux étudiants. 85% des personnes mortes avec la COVID l’auraient été de toute façon dans l’année où ils sont morts !!! Nous avons fait le choix – politique – de sacrifier toute une génération pour des vieux cons – j’en fais partie – qui ont peur de mourir de ce qui, hélas, finira tôt ou tard par les faire mourir. Notre obésité, notre diabète, notre alcoolisme, notre tabagisme, nos cancers, notre absence d’activité physique, notre malbouffe.

Je n’ai qu’une hâte aujourd’hui, c’est de pouvoir embrasser et toucher. Et le reste n’a plus, à mes yeux, aucune importance.

 

4 replies on “ Embrasser, toucher ”
  1. Vous n’êtes pas seul. Comme l’écrivait, le préfet du département dans lequel je survis en ce moment avant la remise en réclusion générale, je cite :

     » Pour autant, force est de constater une forme de scepticisme chez une partie de la population, »

    il faut constater avec plaisir qu’il y a des non consommateurs absolus ou relatifs de narrations des plateaux d’huitres télés et autres évadés des hôpitaux psychiatriques qui nous servent une nouvelle version de la chasse au dahu.
    Puisque je suis arrivé chez vous par ricochets, je tiens à prendre mes distances avec « vieux cons ». Je ne demande rien à mes gosses et leurs descendants, ou aux plus jeunes qui me côtoient… Ma vie a été intense, je peux déposer le bilan à n’importe quel moment sans avoir à culpabiliser à tout jamais ceux qui vont me survivre.

    Il est d’ailleurs assez drôle de lire régulièrement sur des forums, j’ai 65 ans, suis « à risque » .A cette lecture, récemment, j’ai imaginé mon arrière grand père avec sa tablette écrire dans une tranchée, « j’ai 26 ans et je suis à risque » avant de disparaître en septembre 1914 dans la Somme sous l’effet d’une balle ou d’un obusvirus. C’était aussi une guerre..

  2. Bonjour,

    Personnellement, la bise ne me manque pas du tout. Ce rituel forcé depuis la petite enfance m’a toujours irrité (ben alors! Tu fais pas la bise à tata!? Va faire la bise à tata!), surtout lorsqu’on doit s’y adonner envers des gens éloignés de son cercle très proche (amis d’amis, etc.).

    Mais sur le fond, vous avez raison. Voilà que la politique sanitaire emprunte strictement le même schéma que le contre-terrorisme : nous serions, tous sans exception, à la fois victimes et suspects. Du chalutage en somme.

  3. Descente aux enfers de la comptabilité créative à propos de la mortalité invisible et rendue terrifiante. Il s’agit d’un terrorisme pratiqué contre la population dans le but de justifier et faire accepter le confinement par des millions de gens innocents, en bonne santé et tétanisés. Pire, la falsification des statistiques visent particulièrement à justifier la terrible récession économique qui résultera – non pas du Covid-19 – une grippe banale – mais de la paralysie de l’économie nationale et mondiale qui elle, fera des dizaines de millions de victimes dans le monde entier.

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