Et le labrador s'apaisa sur un air de Thelonious Monk...

Et le labrador s’apaisa sur un air de Thelonious Monk…

Ce matin, j’avais prévu de faire le visuel du spectacle de fin d’année pour les enfants de la commune. Je suis à la bourre. Comme d’hab. A 9 h 00, alors que le café était en train de couler à la Mairie, Isabelle m’appela pour me dire qu’elle avait un chien errant sur les bras. Comme j’étais de permanence, je lui ai dit que je passerais le prendre vers 14 h 00 pour l’emmener à la fourrière de Bernay.

Puis, Jean-Philippe est arrivé sur les coups de 11 h 00 pour me montrer la convention de 1980 établie entre Monsieur Windsor, maire à l’époque, et Yves Gourlin, Président du Comité des fêtes et futur maire. Nous avons échangé sur l’instrumentalisation des associations faite par les opposants des maires en place qui, de surcroît, les subventionnent abondamment. Nous sommes quand même de grands couillons. En 2014, j’ai eu en face de moi l’association Tic-Tac et le comité des fêtes. En 2020, la liste d’en face se réduisait au seul comité des fêtes. Pour les prochaines élections, j’aurais sensiblement droit aux mêmes opposants. Oui, je vous l’annonce, je tenterais de briguer un 3e mandat en 2026.

Avec Jean-Philippe, nous avons dû écourter la discussion : Carole et Richard attendaient pour des informations concernant les démarches à entreprendre en vue de la vente de terrains constructibles. Je venais juste d’oublier l’appel d’Isabelle du début de matinée. Un feu fatigué de la semaine et de mes nuits erratiques, j’ai eu le tort de m’allonger dans le canapé aux alentours de 13 h 00. A 14 h 30, je suis retourné à la mairie finir le visuel du spectacle. J’ai échangé avec Lætitia, notre femme de ménage, qui a dû décaler ses heures le samedi après-midi. C’est une sacrée bosseuse.

Isabelle se rappela alors à moi pour le chien vers 15 h 00. J’ai aussitôt cherché à joindre la fourrière de Bernay. Plus de place. J’appelle Léa dans la foulée qui m’explique d’aller chez un vétérinaire pour lire la puce du chien fugueur. Je pars récupérer le chien, en me faisant une laisse de circonstance, à partir de sacoches d’appareil photo et d’ordinateur portable. Le chien est un labrador chocolat mâle assez jeune, plutôt docile, obéissant. Je le fais monter dans ma voiture à l’avant et je fonce à la clinique vétérinaire de la Risle, à Brionne.

J’observe le chien. Il a la truffe en action. Puis, à l’écoute de morceaux de Thelonious Monk sur France Culture, le chien se calme. Il se love sur le siège avant de ma voiture. A la clinique, nous nous rendons compte que ce magnifique labrador chocolat n’est pas pucé. Je l’emmène alors au Ranch du Bosc-Yves, chez Rémi, un habitant de la commune qui dispose de box pour l’accueil d’animaux. Sur la route, je croise ma femme de retour du Neubourg. Elle n’en croit pas ses yeux : un chien est dressé sur le siège passager de ma voiture.

J’arrive chez Rémi. Il est en train de rentrer les chevaux dans leurs box. Je le remercie très sincèrement. Le ranch du Bosc-Yves fait à la fois office de gîte et de ferme pédagogique. Rémi et sa femme sont des gens bien. Sur le retour, je passe par la route de Salverte et la route de Saint-Paul pour déposer dans les boîtes aux lettres des familles concernées les visuels que j’ai finis en début d’après-midi.

Il est près de 18 h 00. J’avais prévu pour mon après-midi tout autre chose. En 2014, Ludovic m’expliquait qu’il ne voulait pas être maire pour s’occuper des chiens errants et des chiens crevés.

 

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