Et toujours pas de 2e vague !

Si le nombre de cas confirmé de COVID-19 semble épouser une magnifique sinusoïde avec une reprise des cas du fait de la massification des tests, le nombre de morts, de personnes admises en réanimation est proche de l’encéphalogramme plat. Au nom du principe de réalité, le professeur Eric Caumes a demandé à ce qu’on laisse les jeunes se contaminer entre eux. Selon l’infectiologue de la Pitié-Salpêtrière, il faut développer l’immunité globale afin d’éviter d’éventuelles formes sévères à l’automne, en hiver et au printemps prochains dans cette population.

Pour l’essentiel, les nouveaux cas sont asymptomatiques : le coronavirus de cet été n’a plus rien à voir avec celui de février. Comme le disait hier Didier Raoult, pourquoi donc faire un vaccin très incertain pour un virus qui ne tue plus ? Sur Marseille, la COVID-19 n’a pas tué davantage qu’en 2017. La surmortalité s’explique avant tout, selon le directeur de l’IHU Méditerranée, par la panique et surtout par le fait que nous n’ayons pas soigné les gens correctement, notamment à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. En interdisant l’usage de ce traitement depuis le 27 mai, les autorités publiques portent une très lourde responsabilité, sachant qu’il n’y a pas eu d’effets secondaires majeurs constatés, contrairement au remdésivir qui provoque de graves insuffisances rénales.

Sur le port du masque maintenant, il semblerait qu’il ne serve pas à grand chose, en dehors des personnes amenées à soigner les malades. Pour Didier Raoult, il aurait dû être recommandé, plutôt que d’être rendu obligatoire. Concernant le confinement, arguments à l’appui, il explique qu’il a produit globalement plus de contaminations qu’il n’en aura évitées. Il fallait tester massivement comme il l’a fait à Marseille et mettre en quarantaine seulement ceux qui avaient le virus ! Deux études sérieuses semblent corroborer les propos du chercheur. Pour lui, le seul véritable remède, ce sont les gestes barrière et le lavage des mains avec une solution hydroalcoolique. Seul l’alcool à 70° dénaturé est, selon le microbiologiste, capable de tuer ces petites bestioles.

Un autre professeur, Jean-François Toussaint, s’est exprimé pour dénoncer le monde de croyances et de peur irraisonnée entretenue par les autorités et notamment par ce drôle de « conseil scientifique » qui a su dire tout et son contraire. Comme Raoult, il explique toute l’inefficacité du port du masque en extérieur, alors que nous sommes plutôt en fin de période épidémique. Pour Eric Caumes, c’est au début qu’il aurait fallu porter les masques ! Nous avons basculé dans l’irrationalité et même, selon moi, dans un début d’hystérisation. Et, comme le soulignait très justement Eric Caumes, peut-on encore penser dans ce pays ? Viendra sans doute le temps de la chasse aux sorcières…

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5 replies on “ Et toujours pas de 2e vague ! ”
  1. Vous vous battez contre des moulins à vent. Proust le disait déjà : nos croyances ne sont pas nées de la raison et, de ce fait, la raison est impuissante à les combattre.

    De plus, à titre personnel, au train où vont les choses, vous risquez le pilori…

    1. @Didier

      Peut-être, dans nos contrées euroises quelque peu moyenâgeuses, éviterais-je de justesse l’écartèlement et le démembrement.

  2. La surmortalité du début est surtout due à la iatrogénèse : les plus de 80 ans n’ont pas été mis en respiration forcée sous curare et s’en sont bien mieux sortis que les 50-70 ans qui avaient en fait besoin de dexaméthasone … Rien ne sert d’envoyer de l’oxygène dans des alvéoles où le sang n’arrive plus du fait des thromboses ! Bref, on a bien corrigé le tir à l’hôpital.
    Ce qui se passe aujourd’hui montre que l’hydroxychloroquine ne servait pas à grand chose contrairement à l’azythromycine, qui évite les complications bactériennes qui suivent les viroses respiratoires, ce qu’on sait depuis bien longtemps.
    Eric Caumes est très pertinent depuis le début, dommage qu’il n’ait pas l’écoute gouvernementale qu’il mérite !

    1. @Forest

      Le problème est de savoir qui a aujourd’hui l’écoute gouvernementale : le Conseil scientifique qui a dit tout et son contraire ?

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