Etre de gauche

Suite à la réponse donnée par Olivier Taconet à Louis-Marie Martin, j’ai voulu apporter ma contribution au débat sur ce que pouvait vouloir dire « être de gauche » au XXIe siècle. Je vais essayer de ne pas faire référence à l’histoire et au passé.

Dis Papa, c’est quoi être de gauche !

Etre de gaucheEtre de gauche, c’est, avant tout, se battre pour l’émancipation de l’individu, contre les coutumes, les traditions, les religions, les addictions qui enferment l’individu dans des mécanismes de reproduction du corps social, provoquant la dégénérescence de la société. C’est donc assurer à tous un droit à savoir lire, écrire et compter qui permette à l’individu de comprendre son environnement social, d’être autonome, afin d’éviter d’être réduit à la logique d’un simple agent économique, d’un simple consommateur obéissant aux injonctions publicitaires. Etre de gauche, c’est se battre pour donner davantage de temps à tous les individus, pour se cultiver et pour se distraire. Etre de gauche, c’est aussi mettre en avant la liberté. Liberté de penser, de s’exprimer, de communiquer, de se déplacer et  d’entreprendre, sans entrave, dans le respect des autres et des générations futures. Etre de gauche, encore, c’est mettre en avant l’homme d’aujourd’hui et de demain devant toute autre considération. Autrement dit, l’intérêt de l’espèce humaine prime sur celui d’une espèce végétale ou animale , sauf à considérer que leur disparition serait constitutive de la mise en danger des générations futures. C’est défendre un droit à vivre dans la dignité, de disposer de ressources permettant aux individus d’être correctement soignés, logés, habillés, chauffés et de manger à leur faim, de vivre en sécurité. Etre de gauche, enfin, c’est militer pour la paix, contre la course aux armements et le recours aux armes des destruction massive mettant en danger la survie de l’espèce humaine.

Marx, avatar de Jésus Christ ?

Se pose ensuite la question des moyens pour mener une politique de gauche ! En société, c’est aux « forts » et aux « riches » de chercher à améliorer la vie des « faibles » et des « pauvres », dont ils utilisent abondamment la force de travail. Chacun doit donc contribuer à hauteur de ses moyens au travers de la mise en place d’une fiscalité progressive et redistributive, fonction de ses revenus, servant à financer la mise à disposition des biens communs (l’eau, l’énergie, …), des infrastructures de transport et de communication, des services d’information, d’éducation, de santé, de justice, de sécurité. Cet impôt doit également financer le logement social et apporter à chaque individu un revenu de base lui permettant juste d’exister.

2 replies on “ Etre de gauche ”
  1. Merci Denis pour ce complément et ce compliment. Je note juste que tu ne peux t’empêcher de te référer à Marx et à Jesus Christ dont les messages continuent à porter mais qui, font partie de l’Histoire, de notre chère Histoire. Ce petit clin d’oeil pour te féliciter de la tâche ardue à laquelle tu t’es livré.
    A bientôt pour de nécessaires débats et de nécessaires combats.
    Amitiés
    Olivier

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