Un fact checking réflexif

Je trouve très curieux que des médias décrébilisés se mettent à nous expliquer la bonne parole. Je ne vois pas pourquoi, émanant de ces mêmes médias, nous leur accorderions davantage de crédit. L’information n’est et ne sera jamais objective. Elle est choisie et hiérachisée par des rédactions faites de chair et d’os, capables de s’auto-censurer afin de ne pas nuire aux intérêts de leurs actionnaires et de leurs annonceurs.

Et, pour tout vous dire, ces initiatives m’apparaissent plus comme l’émanatation d’une société de plus en plus policée. C’est quand même étonnant de voir au XXIe siècle autant de gens s’inquièter de notre façon de pensée.

Le fact checking dans les journaux français

Le fact checking dans les portails d’information

Le fact checking dans les télévisions françaises

Le fact checking dans les radios françaises

Plus sérieux en matière de fact checking…

A fuire en matière de fact checking

Les actionnaires des médias français

Pour rappel, le quotidien Le Monde est la propriété de Matthieu Pigasse et de Xavier Niel. Le gratuit 20 minutes appartient aux familles Hurbain, Hutin et au Crédit Agricole. Europe 1 est aux mains d’Arnaud Lagardère et du fonds d’investissement souverain de l’émir du Qatar, Qatar Investiment Authority. Quant au journal Libération, son propriétaire est Patrick Drahi. Bernard Arnault est aux manettes du Parisien. « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

 

2 replies on “ Un fact checking réflexif ”
  1. J’ai du mal à voir dans le fact-checking et son corrolaire, la propension à dénoncer les adeptes de la théorie du complot à bras raccourcis une simple soumission à l’ordre établi et à l’intérêt bien compris des propriétaires et actionnaires.
    A tort où à raison , j’y vois avant tout un immense désarroi, certes lié à la perte d’influence des médias traditionnels, mais aussi au fait que la formation de journalistes est passée depuis longtemps sous les fourches caudines de la société marchande et de ses impératifs, opérant par là-même une sélection par le bas.
    Il n’y a qu’à voir comment les exceptions sont traitées, voie stigmatisées par leurs propres confrères.

    Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi sur le terme « policée »…

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