Faute de moyens, l'école inclusive, c'est l'enfer pour les autres !

Faute de moyens, l’école inclusive, c’est l’enfer pour les autres !

Il y a les principes. Et puis, il y a la réalité.

Je suis, comme tout le monde, pour l’école inclusive, l’intégration du handicap. Je suis convaincu qu’il s’agit d’une chance pour les autres enfants si…

Depuis 2014-2015, nous sommes confrontés à des phénomènes de violence extrême de la part des enfants de maternelle et de primaire. Les objets volent dans les classes. Les institutrices et les instituteurs sont frappés, insultés. En 2015, j’ai vu une institutrice, Émilie, se faire cracher au visage par un enfant de CP. Il y a deux ans, la directrice de l’école de Saint-Paul-de-Fourques a été violemment blessée par un enfant de CM1 qui lui avait décoché un coup de pied en plein ventre. Ses parents avaient eu l’intelligence de l’inscrire aux cours de taekwondo. Il a été dépaysé dans une école primaire du Neubourg pour poursuivre ses entraînements et prétendre jouer, un jour, dans un remake d’Orange mécanique.

Cette année, rebelote en classe de CP. L’enfant n’est pas un inconnu de nos services. Il avait déjà le même comportement dès la moyenne section : coups assénés aux enseignants et aux autres enfants. Cela fait deux ans que cet enfant est scolarisé au sein du SIVOS EPBM sans que la moindre mesure n’ait été mise en place. La faute à qui ? Aux parents sans doute que la reconnaissance du handicap fait peur. Aux directrices qui n’ont pas que ça à faire et qui préfèrent laisser le bébé à leurs collègues des classes supérieures. Aux services de l’État qui n’ont pas les moyens de leur politique dite inclusive.

Il faudra donc que nous attendions un drame pour que l’enfant soit pris en charge. Il y a deux semaines, un enfant a reçu un coup d’une extrême violence à 2 centimètres de l’un de ses testicules. A la cantine, il a menacé d’un couteau les autres enfants de la tablée. Nous l’avons exclu de la cantine. Je vais, lundi, adresser un courrier au Député, Fabien Gouttefarde, au Préfet et au DASEN. Les parents n’en peuvent plus. Les instituteurs sont empêchés de faire leur travail et les autres enfants n’apprennent plus rien. Nous n’en pouvons plus de cette situation imposée par des gouvernements incapables de leur politique face au handicap. Comment, sans AVS, sans psychologues scolaires, sans maîtres G, des équipes enseignantes peuvent-elles faire face à toute cette violence qui se déchaîne sous nos yeux impuissants ?

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