Griveaux, prétexte à stigmatiser les réseaux sociaux

Griveaux, prétexte à stigmatiser les réseaux sociaux

Hier, j’entendais le directeur France de Facebook expliquer qu’aucune image, aucune vidéo de la « sextape » de l’ancien porte-parole du gouvernement n’avait été publié sur Facebook. C’est également vrai sur Twitter. Les réseaux sociaux, dans cette sinistre affaire datant de mai 2018, ont juste permis de connaître le lien vers le site où le contenu a été publié par l’artiste russe Piotr Pavlevski (Petr Pavlevsky). Le 1er tweet vers la page contenant le lien vers les copies d’écran des échanges et les vidéos date du 13 février à 18 h 13 : il est l’œuvre d’un certain Hugo Marc. Les réseaux sociaux ne sont en rien responsables de la bêtise infinie de Benjamin Griveaux.

Griveaux, prétexte à stigmatiser les réseaux sociaux

Malgré la fermeture du site de l’artiste, vous pouvez encore accéder aux échanges – et aux vidéos – entre Benjamin Griveaux et Alexandra de Tadeo à partir d’une simple recherche dans Google, en utilisant la mise en cache de l’éditeur du moteur américain. L’artiste a, par ailleurs, pris la précaution de mettre le contenu de son site dans la Wayback Machine. Il n’y a donc aucun moyen pour l’ancien candidat à la Mairie de Paris d’effacer ces contenus qui resteront disponibles ad vitam æternam.

Alors, lorsque les caciques de la République en Marche nous parlent, au son du canon médiatique des ministres du gouvernement, du torrent de boue provenant des réseaux sociaux, je me demande à quoi peut bien servir cette imprécision. Rappelons tout de même que le cas de cette publication n’entre pas dans le cadre de la loi contre les contenus haineux sur Internet, qui devrait s’appliquer à partir du 1er janvier 2021 dans notre pays. Certains députés ont bien essayé d’inclure le revenge porn qualifiée de pornodivulgation, ainsi que l’agribashing ou encore l’antisionisme. En vain !

1 reply on “ Griveaux, prétexte à stigmatiser les réseaux sociaux ”
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *