Hydroxychloroquine : ça marche chez eux et pas chez nous ???

Hydroxychloroquine : ça marche chez eux et pas chez nous ???

Les Patrick Cohen, Olivier Duhamel, Dany Cohn-Bendit et tous ces macronistes arrogants feraient bien de la jouer profil bas.

Deux études viennent de révéler l’efficacité du traitement à base d’hydroxychloroquine contre le Covid-19. La 1ère est chinoise ; la 2e sénégalaise. Dans sa dernière interview, Didier Raoult l’a rappelé. N’attendons rien de plus, aujourd’hui, que les traitements existants ! Le gain en matière d’espérance de vie d’hypothétiques molécules payées par les assurés sociaux à vil prix aux labos qui s’engraissent sur le dos de la bête ne sera pas significatif. Faisons donc avec ce que nous avons !

Si la mortalité est aussi élevée dans nos pays européens, c’est avant tout, selon Didier Raoult, du fait de protocoles inventés avec le concours actif des labos pour empêcher les cliniciens d’apporter des solutions efficaces. Ce sont donc bien les liens d’intérêts qui paralysent nos systèmes de santé et amènent à ce que la France vise un podium mondial concernant la mortalité observée à l’occasion de cette crise sanitaire.

En fait, Didier Raoult n’a rien inventé. Il n’a fait que reprendre les études des hôpitaux chinois qui préconisaient, dès le début de l’épidémie, d’appliquer l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. A l’IHU de Marseille, ils ont testé l’efficacité des deux molécules en éprouvette. Et quand ils ont observé que la charge virale diminuait très rapidement, alors ils ont décidé d’appliquer le traitement préventivement, toute en prenant en compte les contre-indications du médicament.

Si nous avions dès le départ écouté notre bon docteur Didier Raoult, combien de morts auraient pu être évités ? Tous ces gens qui ont dénigré cet homme et surtout ce traitement sont responsables de ce carnage. A l’IHU de Marseille, Didier Raoult, preuves à l’appui, assure avoir eu 3 fois moins de morts en appliquant son protocole. L’infectiologue de Marseille se veut rassurant : la probabilité d’une 2e vague est très incertaine.

9 replies on “ Hydroxychloroquine : ça marche chez eux et pas chez nous ??? ”
  1. Merci pour cet intéressant point. Autant je suis convaincu sur la compétence thérapeutique du Pr Raoult et la pertinence de sa stratégie de soins, autant il laisse dubitatif devant ses certitudes de non rebond de l’épidémie. Sans parler de son attitude perturbante. Même s’il amène des éléments de compréhension, il faudrait que les preuves soient rendues publiques et détaillées.

    Sur la forme, je vous signale quelques fautes d’orthographe 🙂

    1. Quelle attitude perturbante ? Les preuves sont là. Mais c’est terrible de nier le réel et les cliniciens à ce point !

  2. Bien sûr qu’il fallait écouter le professeur Raoult; d’autant plus que son traitement se fait sous surveillance médicale. On n’a jamais parlé d’un médicament acheté à la « va vite » chez le pharmacien. Oui, des morts auraient pu être évités.

  3. En tant qu’ex pharmacologue et virologue labellisé Institut Pasteur de Paris, sans aucun conflit d’intérêt, n’ayant traqué sérieusement que le coronavirus aviaire de la bronchite infectieuse, je trouve que les articles référencés décrivant ces 2 études présentent de grosses imprécisions, notamment sur le type de randomisation des groupes de traitements et sur les modalités pour décider de laisser repartir les patients qui vont mieux chez eux (en aveugle, double aveugle ou pas aveugle du tout ?) donc ça peut cacher des failles méthodologiques graves qui permettent de prouver n’importe quoi et les exemples ne manquent pas dans l’histoire du médicament. J’espère qu’elles sont publiables dans une revue internationalement reconnue pour son comité de lecture indépendant (dans un milieu où le donnant-donnant existe …) et qu’on va enfin avoir des preuves dignes de ce nom. J’ai fait pas mal de stages dans des labos de statistiques quand j’étais chercheur en biologie fondamentale et les matheux faisaient des grimaces quand je leur montrais la sauce pharmaceutique, je ne peux pas rentrer dans des détails trop techniques ici, à chacun son métier;

      1. Malheureusement, ce type de constat empirique ne prouve absolument rien au spécialiste que je suis. Après quelques années de pratique empirique me laissant dubitatif, j’ai consacré 45 années de ma vie professionnelle à traquer les anthropozoonoses et à produire des procès-verbaux de diagnostic, qui ne tombaient pas du ciel mais résultaient du travail d’étude et d’analyse de mes collaborateurs (au nombre de 200) pour servir une clientèle nationale (dans le plus gros labo public départemental, multi accrédité et multi agréé par les Ministères concernés).
        Pour constater en biologie médicale, on commence par étudier la chose sous tous les angles, c’est un vrai métier avec ses spécialistes (anatomopathologistes, microbiologistes, immunologistes, parasitologues, épidémiologistes, etc , des spécialités qui rajoutent au moins 4 années d’études aux médecins, pharmaciens et vétérinaires dits « biologistes » qui dirigent les labos d’analyses) .
        Dans le cas qui nous intéresse, l’essai clinique du plaquénil associé à un antibiotique macrolide largement prescrit sur le territoire contre les complications des viroses respiratoires, le constat passe forcément par des outils statistiques, comme dans tout autre domaine de la biologie (non médical, par exemple la biologie du comportement animal, que j’ai aussi pratiquée comme chercheur en Fac de sciences).
        En fait le constat sans groupe randomisé est possible (par ré-appariement de cas témoins sortis d’ailleurs) mais très laborieux et compliqué parce que ça élargit la fourchette d’incertitude au point de masquer l’action de la chloroquine + azithromycine car 1) ce protocole ne peut marquer des points que sur la minorité des gens qui développeraient des complications et 2) il a un bénéfice/risque sans doute modéré puisque la réduction de mortalité ne ressort pas de façon significative* pour le moment (*avec un risque d’erreur acceptable, qui est de 5% en biologie).
        La méthode employée respecte le droit des malades à refuser d’être des cobayes (recevoir éventuellement un placebo) mais oblige à éprouver tellement de milliers de malades que ça retarde la preuve de plusieurs mois. C’est un choix éthique que je ne juge pas, mais qui rend hélas la tâche de la preuve scientifique très laborieuse pour D. Raoult et du coup pas encore aboutie pour l’heure. Les études chinoises et sénégalaises ont le même problème, qui ont priorisé aussi de l’urgence de soigner car c’est très lourd en amont de préparer un essai randomisé en double aveugle, trop pour des soignants surchargés.
        Et à la fin, si le bénéfice est prouvé, ce qui est souhaitable en attendant la mise au point d’un anti-coronavirus spécifique éventuel, on ne saura même pas les rôles respectifs de l’effet placebo (c’est pas forcément négligeable), de l’antibiotique et de l’OH-chloroquine (synergie réelle ou additivité?). Après qu’on sera sorti de l’urgence, on devra tirer le constat au clair donc faire les études pour sortir d’un empirisme dont les spécialistes connaissent bien les dangers.

        1. @Forest

          Là où l’hydroxychloroquirine est prescrite, la mortalité est divisée par 3, si elle est appliquée de manière préventive et par 2 dans les formes sévères. Ce sont les données cliniques. Seule la France participe à Discovery : le protocole est trop lourd. Les autres pays ont dit niet.

          Question centrale : quand on a un traitement qui marche, est-il temps de laisser mourir les gens en leur délivrant des placebo ? Je trouve qu’il y a là une rupture profonde avec le serment d’Hippocrate. On pourra dire aux familles : « Il est mort et, grâce à lui, on sait que le remdesivir des labos Gilead ne sert à rien ! » On avance.

          1. L’expérience montre qu’il ne faut pas cracher sur le placebo car il marche en VRAI, son effet n’est jamais négligeable, surtout quand il est prescrit par un grand professeur qui a autant de charisme et de foi en son protocole.Par ailleurs, refuser ce protocole à qui le réclame fait non seulement perdre l’effet placebo mais peut conduire à des aggravations notables (effet NOCEBO). En conséquence on ne peut introduire dans un essai clinique que des volontaires et le débat actuel ralentit énormément l’essai discovery faute de volontaires …
            J’ai souvent prescrit des placebos puisque mon client était ravi, me disant que ça avait guéri son animal. Mais ce n’est pas ce « constat clinique » qui me faisait croire, par exemple, que le W*** guérissait les non-délivrances placentaires. Je notais ça dans ma case « témoignages », qui pouvait un jour valoir de faire un essai préliminaire; Un scientifique ne croit rien sans preuves expérimentales dignes de ce nom.
            C’est en introduisant les méthodes rigoureuses utilisées par les scientifiques dans d’autres domaines qu’on a par exemple écarté des désinfectants très appréciés jusqu’aux années 70, s’apercevant grâce au groupe témoin qu’ils retardaient la guérison des plaies, et ce après un siècle d’utilisation généralisée donc de constats cliniques aveugles ! D’où une méthodologie des essais cliniques absolument indispensable pour ne pas se bercer d’illusion quand le malade guérit « malgré » nos « bons » traitements à la mode.
            Ca me ramène à la question centrale : « Quand on a un traitement qui marche, … » dis-tu
            Pour moi, on ne l’a pas encore !
            « La mortalité est divisée par 3 » mais par rapport à quel groupe témoin équivalent ? C’est comme Bonux lave 2 fois plus blanc !
            Autant on s’est toujours compris sur le terrain politique, autant sur ce sujet pharmacologique un fossé culturel scientifique rend ce débat est stérile, on y perd tous les 2 notre temps et il vaut mieux arrêter là. Je suis preneur d’un lien vers une publication scientifique prouvant un tel constat, tout acte de foi étant contraire à la pensée scientifique dont j’ai pu éprouver la puissance heuristique sur le terrain (un modèle scientifique hors sol n’a aucun intérêt pour moi, qui me suis souvent trouvé sur le front de nombreuses panzooties nouvelles, sans parler de la vache folle, inoculée par cannibalisme forcé).
            Pas d’accord pour interpréter ainsi le serment d’Hippocrate pour diverses raisons dont une très concrète : je porte définitivement les séquelles graves d’erreurs médicales liées à des traitements hors du champ autorisé des références médicales opposables donc j’en veux beaucoup aux empiriques qui se croient plus inspirés que le moyenne des spécialistes de leur domaine ! Car Hippocrate dit en premier « primum non nocere »: en premier ne pas nuire ! Les coupables n’ont même pas voulu reconnaître leurs erreurs, avançant un discours confus sur la perte de chance dans les cas incurables, celui qu’on nous ressert sur le Covid, ce n’est pas sérieux ! Seul mon généraliste s’en émut, qui me prêta la revue « Prescrire » pour me consoler.
            Cette revue n’a pas encore constaté l’effet du protocole de Raoult et pourtant, on ne peut pas dire qu’elle soit dépendante des gros labos pharmaceutiques.

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