Inclusion : la maltraitance faite aux enfants et enseignants de nos écoles

Inclusion : la maltraitance faite aux enfants et enseignants de nos écoles

La technostructure qui gouverne à nos destinées a l’imagination fertile. A court d’AESH, un des boulots les plus mal payés en France, le ministère de l’éducation nationale a décidé d’enlever aux écoles la saisine directe de la MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées). Désormais, la transmission des dossiers complétés par les directeurs et directrices sera filtrée par les inspections académiques. L’objectif est clair : gérer la pénurie d’AESH.

Derrière cette volonté respectable d’intégrer les enfants handicapés dans nos écoles, l’Etat compte faire de substantielles économies. Si on compte 20-24 enfants par classe en primaire et en maternelle, les classes ULIS montent rarement à plus de 10 enfants par enseignant. Cela coûte donc deux fois moins cher d’envoyer les gamins dans les bras d’instituteurs et d’institutrices ne disposant d’aucune formation particulière dans le traitement du handicap.

En 2021, nous avons eu d’énormes soucis dans notre classe de CP à Saint-Eloi-de-Fourques. Malgré les faits de violence avérés venant d’un enfant totalement inadapté à une école traditionnelle, l’institution a nié les faits. Député, préfecture et DASEN ont joué le pourrissement qui aurait pu être fatal à un des enfants de nos classes. C’est le procureur de la République, à l’époque, qui aura mis tout le monde d’accord, en désignant le DASEN comme unique responsable en cas de pépin. Les choses sont allées vite et l’enfant fut placé dans un établissement spécialisé.

Je suis pour inclure le handicap dans nos écoles à la condition que nous y mettions les moyens. Or, la politique inclusive est aujourd’hui un élément de langage d’une techno-structure à l’imagination destructrice pour nos écoles, pour nos enfants et nos enseignants.

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