J'ai allumé le feu.

J’ai allumé le feu.

Revenant de Bernay jeudi soir aux alentours de 21 h 00, je me suis arrêté au food-truck de Bosrobert pour y acheter une galette kebab sauce samouraï avec d’excellentes frites bien grasses, mais sans sel. Là, face à la restauratrice qui s’afférait, je me mets à divaguer sur toute cette pluie que nous subissons depuis plusieurs mois. Elle me répond alors assez sèchement : « C’est la faute de l’Europe ! ». Ouh, là… « Oui, ils nous envoient des produits chimiques dans le ciel pour faire tomber la pluie en prévision de la sécheresse de cet été. » Me voyant en pleine perpléxitude, elle me montre alors les chemtrails vus à partir de son smartphone pour attester ses dires. Je voulais la laisser parler. Je n’ai pas cherché à la contredire. Les théories conspirationnistes vont bon train sur les traces de condensation laissées par les avions de ligne dans le ciel. Je ne vous cache pas qu’elles me font bien rigoler.

Que ce soit au Mali, en Chine, en Inde, les hommes cherchent par l’envoi d’iodure d’argent dans l’atmosphère à faire tomber la pluie – avec plus ou moins de succès – pour diminuer les températures caniculaires ou amener l’eau nécessaire à l’agriculture. Ce n’est pas nouveau. Récemment, les pluies diluviennes qui se sont abattues à Dubaï ont bien été causées artificiellement par la main de l’homme.  De là, certains esprits malingres ont cherché des causes à ce mauvais temps qui était récurrent en mai et en juin en Normandie dans ma jeunesse, sauf en 1976. En 1987, nous avons même connu deux mois d’été particulièrement arrosés. J’allais tous les jours ramasser des champignons avant d’aller travailler.

En rentrant de Conches hier soir, il faisait 16° dans la maison. J’avais la flegme. J’étais crevé. Du coup, ce matin, nous nous sommes retrouvés à 15°. Un peu contrarié, je dois dire, je suis allé chercher du bois et j’ai allumé la cheminée. Nous sommes le 2 juin 2024. Je ne vous cache pas notre empressement à voir le réchauffement climatique se mettre en marche.

3 replies on “ J’ai allumé le feu. ”
  1. Un jour où je faisais remarquer à l’une de nos voisines (pas la plus éveillée, certes…) que nous avions désormais toujours du vent au Plessis-Hébert, alors que ce n’était pas le cas il y a une quinzaine d’années, elle m’affirma, comme une évidence, que c’était depuis l’éclipse totale de soleil de 1999 !

    Je n’ai évidemment pas cherché à argumenter…

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