Je n'ai pas eu la FEVE.

Je n’ai pas eu la FEVE.

La FEVE, c’est la Fédération des Elus Verts et Ecologistes. Je n’en fais pas partie. Sa Présidente, Catherine Hervieu, conseillère départementale de Côte d’Or s’est abonnée récemment à ma timeline sur Twitter. Et puis, plus rien, alors que les journées d’été des écologistes se passent dans cette belle ville du Havre, à 60 kilomètres de ma commune de Saint-Eloi-de-Fourques. Ayant été candidat aux sénatoriales de 2020 sur une liste conduite par Laëtitia Sanchez, je pensais que j’allais y être invité pour parler de la ruralité, des problèmes de qualité d’eau, de pesticides, de nitrates. Un maire écolo non encarté d’une commune de 570 habitants qui se fait réélire, ça ne court pas forcément les rues ! Eh bien non, je n’ai pas été invité. 

J’ai toujours et invariablement voté vert aux élections européennes depuis 1989. Pour les élections nationales, j’ai très souvent voté blanc ou nul dans la période récente. Je suis un anti-nucléaire convaincu, membre de SDN27. La réalité sanitaire et environnementale de notre pays nous montre le caractère autodestructeur du modèle agricole français, son échouage en eaux profondes. Nous ne mesurons pas bien encore l’impact sur notre santé des nitrates et des pesticides que nous buvons, mangeons et respirons. Je ne crois pas à cette fadaise de croissance et d’économie vertes, et encore moins à la voiture électrique. Mais je suis aussi un laïcard peu compatible avec les idées du rappeur Médine, un souverainiste proche des idées de Montebourg sur la nécessaire réindustrialisation de notre pays, un opposant farouche à la GPA et à la ségrégation communautariste wokiste et LGBTQIA+. Je reste partisan d’une agriculture circulaire où l’élevage des animaux a toute sa place.

Mon souci, aujourd’hui, est de savoir ce que je peux avoir en commun avec Sandrine Rousseau, Marine Tondelier ou Marie Toussaint. Question : où sont passés les hommes chez EELV ?  Je ne vois toujours pas ce que veut dire l’éco-féminisime, un concept fumeux à mille lieues de l’écologie politique devenue le ramasse-miettes de la vie politique française et des bobos des grandes agglos. Je m’interroge pour les prochaines européennes : j’aimais bien Jadot et Rivasi.

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