Je ne suis pas éco-féministe. Et alors ?

Je ne suis pas éco-féministe. Et alors ?

La perspective de voir Sandrine Rousseau être la représentante de l’écologie politique aux prochaines élections présidentielles ne m’enthousiasme guère. Et c’est là un euphémisme. Vouloir se servir d’une pseudo-radicalité militante groupusculaire instrumentalisant la cause féministe m’exaspère au plus haut point. L’écologie politique est un projet de société qui ne peut pas se réduire au féminisme et au combat des ombres agissantes.

Je vois cinq priorités absolues à un projet politique digne de ce nom pour notre pays :

  • l’énergie,
  • l’agriculture et l’alimentation,
  • la santé,
  • l’éducation,
  • la culture.

Concernant l’énergie, nous avons le devoir de construire notre indépendance à base d’énergies renouvelables. Cela passe sans doute par un grand projet pour nous sortir simultanément et du carbone et du nucléaire. Il faudra réfléchir au préalable au moyen de consommer moins. Le temps presse. Le Peak Oil est déjà derrière nous.

Sur l’alimentation, nous ne pouvons plus continuer à manger cette bouse infâme produite par des agriculteurs productivistes qui nous font pourrir de l’intérieur, qui meurent et font mourir de toutes ces maladies liées à l’usage des pesticides. L’eau que nous buvons, l’air que nous respirons et la terre se sont chargés de manière cumulative en poisons qui nous tuent à petit feu.

Pour la santé, rappelons ce qui s’est passé au mois de mars 2020 où nous avons laissé mourir nos vieux, faute d’infrastructures et de compétences suffisantes. Privés d’antibiotiques et de traitements, nous avons laissé s’étouffer les malades du COVID dans leur jus. Humainement, c’est inacceptable. Le mythe prométhéen n’aura pas survécu à cette crise sanitaire qui aura mis en avant l’utilisation de recettes moyenâgeuses et le contrôle social. Faute de grives, nous avons su nous contenter de quelques merles, comme ces vaccins sortis du cerveau de savants-fous mus par l’hybris.

Quant à l’éducation, croyez-vous que les vieux paniqués aient pensé un seul instant à leurs petits-enfants ou arrière-petits-enfants ? Pire, pour se dédouaner de leur propre égoïsme, on exige aujourd’hui, après le port du masque, que nos gamins se vaccinent sans qu’il y ait pour eux le moindre bénéfice. Les enfants ont perdu au moins une année d’apprentissage de savoirs fondamentaux, à cause de cette panique orchestrée par un pouvoir manipulateur ! L’éducation permettant d’avoir des individus autonomes, responsables et solidaires doit être la priorité de toutes nos priorités. Il ne peut plus y avoir d’économie sans un enseignement de qualité.

Et puis la culture. Les confinements, les couvre-feux, le pass sanitaire nous auront empêchés d’aller voir les compagnies et les artistes, de développer l’affectio societatis nécessaire à la vie en société. De nombreux acteurs culturels sont morts au cours des derniers mois. Il ne s’agit pas des grandes compagnies, des majors. Non, il s’agit des associations qui animent nos villes et nos villages en nous proposant du lien social, de l’échange, de la convivialité. Notre société n’a pas besoin de la radicalité feinte de Sandrine Rousseau et d’Eric Zemmour : elle a besoin désormais d’une bienveillance radicale, où le fort doit chercher – quoi qu’il lui en coûte – à protéger le faible. Sinon, très vite, nous ne pourrons plus vivre ensemble. J’ose croire qu’il ne soit pas trop tard.

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