L'effondrement

L’effondrement

Ce matin, j’ai appris d’une oreille distraite, en petit-déjeunant à coup de maquereaux, que Cuba allait sortir son propre vaccin, alors que nos french doctors sont encore loin de l’objectif. François Sureau était l’invité, vendredi matin, de Nicolas Demorand sur France Inter. Et, il a parlé d’effondrement, en ce qui concerne notre pays. Il évoquait cette attestation sortie des cerveaux malingres d’une énarchie décatie, moquée et raillée par le corps préfectoral – en grande partie composé d’énarques – auprès duquel l’avocat a encore de nombreux amis. Ils faisaient un parallèle entre la situation de notre pays et celle décrite dans L’Étrange Défaite. L’historien Marc Bloch y décrivait une France victime de sa bureaucratie et d’élites déliquescentes.

Cela fait désormais plus d’un an que nous vivons au rythme effréné  de cette crise sanitaire. Et nous n’avons toujours pas anticipé les reprises épidémiques. Pas de lits de réanimation, pas de nouveaux personnels soignants, pas d’enseignants supplémentaires, un secteur médico-social au bord du chaos. Et quand nous avons la chance d’en tenir un bon comme Didier Raoult, c’est pour le dénigrer, le rouler dans la boue. Les autorités de santé de notre pays auront préféré lui clouer le bec, en interdisant la prescription de molécules qui auraient sans doute évité tant de morts inutiles.

Je lisais l’excellent billet de Didier Goux ce matin, où il reprenait un extrait d’Emil Cioran. Je voulais juste lui dire ceci. En 1940 et en 1943, en plein effondrement, Tadeusz et Wanda, mes grands-parents, ont appelé leurs enfants Robert et André. Eux croyaient encore à la France. Malgré mon optimisme de la volonté, 4 générations plus tard, il y a de très, très sérieuses raisons de douter, au point que, pour la 1ère fois, ma femme a évoqué cette envie indicible de foutre le camp de ce pays désespérant qui est encore un peu le nôtre. François, un de mes anciens amis, a fait le choix de partir vivre au Portugal. Cette crise sanitaire nous aura permis d’ouvrir les yeux sur la réalité de ce que nous sommes devenus.

3 replies on “ L’effondrement ”
  1. Mais oui ! je sais bien (et Zemmour avec moi…) que c’était l’habitude la plus répandue, chez les immigrants « old fashion », de donner à leurs enfants des prénoms français. Et même, chaque fois que c’était possible, de franciser leur nom de famille.

    Cela dit, à quoi bon quitter la France : les autres pays d’Europe en sont au même point d’abaissement et de veulerie que nous. En tout cas en Europe de l’Ouest : ça semble être différent dans les anciennes colonies pénitentiaires de la Russie communiste, chez les Tchèques, les Hongrois, etc.

    Mais bon courage pour apprendre la langue !

  2. Je suis étonné que le corps préfectoral se gausse des énarques, parce qu’il se roule au même niveau de fange , probablement par obéissance.
    Notre préfet vient de signer un arrêté de port de la capote faciale à l’extérieur et je ne suis pas sûr qu’il aie bien compris la teneur de son texte, ce qui me fait dire qu’il a fait son bureaucrate adjoint..

    Faut il être descendu à un niveau de connerie telle que justement faire porter un masque à des gens en permanence qui leur diminue le taux en oxygène, revient un générer progressivement un problème que prétend pourchasser la bureaucratie médicale avec le coronacircus : les infections respiratoires aigües.

    S’il y a « crise sanitaire », c’est probablement à cause de l’élevage de blaireaux dans les bureaux des services sanitaires, scientifiques, et politiques.

    Quitter la France pour aller où ?

    En passant, votre maquereau matinal, c’est au vin blanc ?

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