L'Occident sous opioïdes

L’Occident sous opioïdes

Avec près de 16 morts pour 100000 habitants, les opioïdes vont-t-ils devenir la principale cause de mortalité aux États-Unis ? Entre 2009 et 2019, le nombre de décès pour 1000 habitants y est passé de 8 à 9, accompagnant un tassement de l’espérance de vie dans ce pays. La consommation d’opiacés et de ses dérivés, allant de l’opium à l’héroïne en passant par la morphine ou la codéine, n’est pas nouvelle dans l’histoire de l’humanité. La nouveauté réside dans ce qu’elle s’est institutionnalisée au travers d’une prescription généralisée venant des médecins ayant pignon sur rue, sous la pression commerciale des labos pharmaceutiques.

En France, nous compterions environ 12 millions de consommateurs de ces substances, au 1er rang desquels se trouve le tramadol. Pour l’avoir vu à l’œuvre sur une personne de mon entourage, soufrant de douleurs chroniques l’amenant à en consommer jusqu’à 4 comprimés par jour, les effets secondaires rendent vite inapte au travail. Cette médidrogue engendre somnolence, perte de l’attention et de la mémoire. Elle plonge l’individu dans un état dépressif profond.

Nous ne voulons plus souffrir. Nous cherchons en permanence à nous réparer pour mieux jouir sans entrave. Le plaisir procuré par les drogues que nous consommons finit à terme par être pire que le bien escompté. Les histoires d’addictions et de dépendance finissent mal en général. N’oublions pas que le début de l’anthropocène fut marqué par les guerres de l’opium menées par le Royaume-Uni contre la Chine. Rien donc de bien nouveau sous le soleil. Pour le capitalisme et le néo-libéralisme conquérant, les médidrogues sont avant tout un marché extrêmement juteux. Et le discours sur la douleur ne doit aujourd’hui rien au hasard pur.

Conscients des méfaits des opioïdes, les consommateurs cherchent aujourd’hui des alternatives pour atténuer leurs petites douleurs du quotidien. La plus connue d’entre elles, le cannabidiol, a l’avantage de n’engendrer aucune dépendance. Il m’est arrivé d’en prendre dans la période récente pour essayer de mieux dormir. Ce que j’ai pu observer, c’est surtout un effet apaisant, une plus grande efficacité dans mes processus décisionnels et une plus grande lucidité. Côté sommeil, c’est toujours pas çà. Mes nuits restent hélas toujours aussi erratiques.

2 replies on “ L’Occident sous opioïdes ”
  1. Pour contrer les nuits erratiques liées à son tempérament anxieux, mon épouse utilise avec succès une plante très relaxante de la médecine ayurvédique, classée parmi les plantes dites adaptogènes, qui ne dépriment pas l’humeur. Pour preuve beaucoup l’utilisent comme stimulant du bien-être physique et mental : Ashwagandha. On trouve des extraits standardisés de la racine de la plante plus ou moins concentrés en withanolides (label KSM-66 en Bio). Les effets sont très variables selon les individus, ça vaut peut-être le coup de tester.

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