La France aux mains d'une junte néo-libérale autoritaire

La France aux mains d’une junte néo-libérale autoritaire

Du fait d’un accès généralisé à Internet, l’accès à la connaissance et à l’information a rendu de plus en plus compliquée la fabrique du consentement chère à Walter Lippmann. Les citoyens naguère éclairés à la bougie sont bien plus difficiles à traire.

En France, la bascule néo-libérale autoritaire s’est faite sous François Hollande avec la loi du 24 juillet 2015 autorisant la mise sur écoute administrative et aussi avec les violences policières à Sivens qui ont conduit au décès de Rémi Fraisse.

A l’occasion de la révolte dite des Gilets jaunes, plus de 10000 personnes auront été mises en garde à vue, très souvent de manière discrétionnaire. Combien d’amputations, d’éborgnements au cours de ces mois d’affrontements de l’automne-hiver 2018-2019 ? La France est aujourd’hui pointée du doigt du fait d’un usage excessif de la force à l’occasion des mouvements s’opposant à la contre-réforme des retraites et aux projets de méga-bassines. Les pouvoirs publics en sont désormais à interdire les manifestations d’écologistes fichés S, de syndicalistes et de fachos de l’ultra-droite. Bonnets blancs et blancs bonnets nous disent en cœur tous ces néo-fachos de la pensée unique sur-représentés dans les médias. A chaque déplacement de ministres, les Préfets prennent des arrêtés illicites interdisant les manifestations sur fond de casserolades dénommés dispositifs sonores adaptatifs variés. A chaque fois, la justice administrative casse en partie – ou en totalité – les décisions des représentants de l’Etat. Il s’agit avant tout de dissuader les bons pères de famille d’aller manifester.

Récemment, le pouvoir incapable de produire du consentement s’en est pris à la Ligue des Droits de l’Homme très critique vis à vis des violences policières de Sainte-Soline, mais aussi à Anticor à laquelle la justice administrative souhaite retirer l’agrément judiciaire. Parce qu’il s’est exprimé sur Twitter à titre syndical et citoyen, René Chiche, professeur de philosophie et membre de la CFE-CGC, a été suspendu pendant 3 mois, privé de salaire par son administration de tutelle. Il se porte en justice.

Dans les médias, le 1er fait marquant aura été l’interdiction d’émettre décrétée par la Commission européenne pour RT France. Frédéric Taddeï, privé d’antenne, a trouvé récemment refuge au sein de la chaîne CNews. Il a invité la philosophe Barbara Stiegler soudainement déprogrammée dans l’émission C Politique sans qu’aucune raison valable ne lui ait été adressée. Alors que l’audience de son émission, C’est Toujours Nous, était en passe de faire la nique aux Grosses têtes, Charline Vanhoenacker voit sa quotidienne devenir hebdomadaire à la rentrée. Pourquoi Adèle Van Reeth, directrice de France Inter et  accessoirement compagne du très macroniste Raphaël Enthoven, arrête-t-elle une émission qui cartonne ? L’extrême-droite plussoie. France Soir a retrouvé temporairement un agrément qui lui avait retiré par le ministère de la Culture. André Bercoff et CNews sont pilonnés par leurs confrères. Emmanuel Todd, depuis qu’il évoque le macron-lepénisme, est interdit de service public. Des conférenciers aux thèses opposés au wokisme et au communautarisme musulman sont interdits d’universités. Mostafa Mohamed, joueur du football club de Nantes, s’est même pris une suspension de salaire par son club pour ne pas avoir voulu endosser un maillot au couleur des communautaristes LGBTQQIAAP.

Et puis, il y a aussi tous ces fact-checkers recevant de l’argent public du fonds Marianne qui affublent de populistes, de complotistes tous ceux d’entre nous opposés à cette idéologie totalisante de l’ultra-centre. Des chiens de garde en peau de fesses !

Pendant deux ans, le gouvernement nous a confinés, nous empêchant de nous déplacer, de nous rassembler sur les plages et autour de nos disparus, sans que personne dans la classe politique n’y trouve rien à redire. Ils nous ont imposé un pass sanitaire devenu vaccinal. Ils ont privé de travail et de salaire les soignants refusant de recevoir un produit expérimental, comme la déclaration d’Helsinki de 1964 leur en donne le droit. Durant ces deux années, les décisions du pouvoir dictées par des cabinets conseil à la solde d’intérêts étrangers, favorisant l’industrie pharmaceutique américaine, ont été prises dans l’opacité la plus totale au sein du Conseil de défense. Nous – j’inclue mes futurs asticots – devrons patienter 80 ans la levée du secret défense. Durant 2 ans, le Parlement a donné les pleins pouvoirs à une junte néo-libérale autoritaire au sein de laquelle la corruption, la prise illégale et le conflit d’intérêts, les détournements de fonds publics règnent aujourd’hui en maître.

 

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