Le Beaujolais nouveau à 7 euros, non merci.

Le Beaujolais nouveau à 7 euros, non merci.

Je n’étais pas fan de Gamay. Je n’étais pas fan de Beaujolais. J’ai toujours trouvé dans ce cépage un goût désagréable combinant des notes herbacées, foxées et de sous-bois toutes à la fois. Et puis, mon ami Alain Marc, hélas décédé, m’a appris à apprécier ce vin de soif, à l’occasion d’une soirée beaujolais qu’il organisait le dernier week-end du mois de novembre. C’était un moyen comme un autre de se rencontrer, de nous amuser. Et j’ai mécaniquement associé le Beaujolais nouveau à ce bon moment.

Désormais, j’achète chaque année du Beaujolais nouveau au Leclerc du Neubourg, dès sa sortie le 3e jeudi du mois de novembre. J’ai d’abord acheté du Georges Dubœuf et, depuis quelques années, le Domaine de Solémy. Hier soir, le producteur m’a présenté une bouteille à 7 euros, dont le prix était de 5,25 euros en 2021. Même s’il est très agréable à boire, jamais, ô grand jamais, je ne mettrai 7 euros dans une bouteille de Beaujolais nouveau.

Cette augmentation des prix ne doit rien au hasard pur. Et, contrairement aux apparences, je ne crois pas qu’elle soit liée au contexte inflationniste, dans lequel l’invasion de l’Ukraine par la Russie nous a précipités. Les raisons à la hausse sont les mêmes que celles qui prévalent pour les vins de Bourgogne, très prisés des Allemands, des Chinois et des Japonais. Quand un vin s’exporte, le vigneron a le choix entre, d’un côté, vendre pour les pauvres du marché français et, de l’autre, profiter de la manne d’un phénomène de mode international tirant les prix à la hausse.

Hier soir, j’ai acheté un Antoine Barrier sans sulfite au prix de 4,29 euros. Ne l’ayant pas encore goûté, je ne peux pas vous en parler.

Le Beaujolais nouveau à 7 euros, non merci.

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