Le business du recyclage des bouteilles plastique

Le business du recyclage des bouteilles plastique

A l’heure où nous manquons de tout et de paracétamol, nos poubelles valent de l’or. Et malgré la hausse sans précédent du coût de l’énergie, les syndicats de destruction des ordures ménagères n’ont pas trop de souci à se faire. Leur modèle économique est assis sur la hausse constante du prix de rachat de nos déchets recyclés : papier, carton, verre, métaux et… plastiques. Autrement dit, nous limiterons la hausse de la TEOM – Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères – qu’à la condition de trier davantage. Et l’État nous incite à le faire par la hausse continue de la TGAP instituée en janvier 2000. Elle passera de 25 à 65 euros entre 2020 et 2025, pour ce qui est des centres d’enfouissement comme le CETRAVAL de Malleville-sur-le-Bec. Au niveau de l’IBTN Intercom Bernay Terres de Normandie dont ma commune est adhérente à l’insu de son plein gré, nous avons décidé de passer à la tarification incitative avec une partie fixe et une partie variable. Les gens qui ne trieront pas paieront davantage, par la multiplication des levées de leurs poubelles d’ordures ménagères.

Parlons maintenant du camarade Michel-Edouard Leclerc, toujours prêt à nous défendre la veuve et l’orphelin. Notre business man – bretonnant le soir au clair de Lune – a mis en place des collecteurs de bouteilles plastique, rachetées au consommateur au prix unitaire de 1 centime d’euro. Autrement dit pour un poids moyen de 28 grammes, Doudou verse à ces généreux donateurs un peu plus de 350 euros la tonne. Or, les flocons de plastique se vendent aujourd’hui, selon leur couleur, entre 630 et 850 euros la tonne. Michel-Edouard a de quoi se faire dorer les coucougnettes à l’or fin !

Troquer vos bouteilles pour 1 centime risque, par la diminution des déchets plastique à recycler, provoquer la hausse des coûts de traitement des déchets ménagers et donc de nos impôts locaux. Entre la logique individuelle et la logique collective, il va donc nous falloir choisir. A moins que les syndicats de destruction des ordures ménagères installent, en les sous-traitant, les mêmes dispositifs que ceux installés au niveau de nos grandes surfaces… La rémunération de l’usager pourrait alors se faire en créditant sa carte bleue.

4 replies on “ Le business du recyclage des bouteilles plastique ”
    1. @Cyrille

      Et l’eau du robinet pourrie par les nitrates au rôle reconnu dans les cancers de l’appareil digestif et les pesticides, non plus. Il faut choisir. J’ai choisi de boire de l’eau en bouteille.

      1. Oui c’est pas la joie, mais pour le nitrate ca dépend probablement des régions. Sinon, la bouteille en verre j’aime bien. C’est lourd mais c’est propre, c’est classe et ca se recycle très bien.

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