Les cinglés du sous-sol sont au 1er étage.

Les cinglés du sous-sol sont au 1er étage.

Cette expression « les cinglés du sous-sol » était utilisée du temps de Georges Bush, père, pour désigner les va-t-en-guerre néoconservateurs – ajoutons-y désormais nos « philosophes » et nos militaires de plateau français – qui résidaient au sous-sol de la Maison blanche. Le paradoxe est que ces frappadingues ont réussi à vendre la victoire de l’Ukraine face à l’Ours russe aux dirigeants européens. Le pire, comme le faisait remarquer Vladimir Fedorovski, est qu’ils croient dur comme fer à leurs mensonges. L’Ukraine est devenu le grand village Potemkine de l’OTAN et de l’Occident. Disons en paraphrasant Michel Rocard qu’il ne faut jamais sous estimer le rôle de la bêtise, y compris chez des gouvernants ultra-diplômés, totalement déconnectés du monde réel.

Le 9 avril 2022, alors que les négociations entre l’Ukraine et la Russie menaient bon train, cette andouille de Boris Johnson a tout fait capoté, poussé en cela par les Américains. L’Ukraine avait repoussé la Russie et une négociation territoriale était alors envisageable dans des termes bien plus favorables à ceux qui s’annoncent. Depuis le 24 février 2022, les Russes ont appris de leurs erreurs. Ils savent brouiller les attaques des drones ukrainiens, au point de les rendre inopérationnels. La maîtrise du ciel leur permet d’envoyer leurs bombes planantes dévastatrices et meurtrières, devenues des armes de destruction massive, sur les infrastructures civiles et militaires. Les Russes sont des bouchers. En 2023, leur complexe militaro-industriel soutenu par la Chine, l’Inde et près de 85% de la population mondiale a fabriqué 2.7 millions d’obus, produits à 600 $ l’unité pour les 152 mm, là où les Européens et Américains fabriquent à un coût de 6000 $ l’unité le 155 mm. Que pèseront dans ce contexte les 61 milliards d’aide américaine dont nous pouvons comprendre, à la lueur de ces chiffres, toute la relativité ? Nos PIB se vident de leur valeur. Signalons au passage que les sanctions russes nous auraient coûté 2 points de PIB. Qui peut faire le choix d’appauvrir les Français ? A quel titre ? Pour l’Ukraine ? Pour le complexe militaro-industriel français et américain ? Cette guerre n’est pas notre guerre.

En France, j’ai appris par des réseaux complotistes – merci à eux – que l’Assemblée Nationale avait voté un texte permettant les réquisitions par simple décret du Conseil des ministres, selon l’article Article L2221-2 du code de la Défense. Je refuse que mon fils de 20 ans aille se faire massacrer dans les tranchées ukrainiennes au nom d’un pouvoir politique ayant déifié le néo-nazi Bandera. Avec Macron et ce néolibéralisme autoritaire digne de Bernays, Lippman et ses héritiers, nous sommes sortis de la démocratie. Le très poutinien Xavier Moreau avec ses 185000 abonnés s’est fait dégager de Youtube. 

Les Russes et les Ukrainiens disposent d’une culture commune. La Russie est d’ailleurs née à Kiev. Le fait de chasser des bibliothèques ukrainiennes les œuvres de Pouchkine, Dostoïveski ou de Tolstoï nous montre que les cinglés du sous-sol sont désormais au 1er étage, là-bas aussi. A la fin, il faudra faire la paix avec Poutine et la Russie, alors que cette guerre aurait pu être évitée  .

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