Les grosses roubignoles velues des castors de gauche

Les grosses roubignoles velues des castors de gauche

Je n’ai jamais voté à droite de ma vie, à l’exception de 2017 où j’ai glissé dans l’urne un bulletin Macron au 1er et au 2e tour respectivement pour faire barrage à Fillon et pour empêcher d’une voix que Le Pen arrive en tête dans ma commune de Saint-Eloi-de-Fourques. A l’époque, l’impétrant se présentait comme étant de centre gauche. Ma femme m’avait pourtant prévenu : il est impossible qu’un homme de gauche ait pu épouser une Trogneux. J’aurais dû l’écouter.

Appeler au désistement républicain a toujours été  la meilleure des solutions pour faire exploser les scores du RN, aujourd’hui aux portes du pouvoir. Demander à des gens de voter pour leurs bourreaux qui leur ont fait subir les tirs de LBD, le pass sanitaire devenu vaccinal, l’allongement de la durée de cotisations, le déclassement, le délaissement et l’abandon, l’explosion de l’insécurité et des incivilités  est de nature à renforcer le vote RN.

A droite, les électeurs sont moins cons : ils votent pour leur camp, celui de la droite légitimiste représentée par Bardella. Comment, en effet, pourraient-ils voter pour un programme aux antipodes de leurs idées ? A quelques exceptions près, la droite ne s’est pas vraiment drapée de principes. Alors, les larmes de crocodile versées par Marine Tondellier, ce matin sur France-Inter quant à la position de Bruno Le Maire sur son désistement à géométrie variable, ont dû plus qu’amuser les électeurs de droite. Côté roubignoles, le moins qu’on puisse dire est que les castors de droite en ont des plus petites et beaucoup moins velues. Cela ne les empêche de se reproduire plus facilement.

Le Nouveau Front Populaire a eu, une nouvelle fois, tort de retirer ses candidats arrivés en 3e position, en capacité de se maintenir. Quand on est de gauche, on vote à gauche. Ce front républicain est le radeau de la méduse de la démocratie française. Cette élection nous montre à quel point nous sommes collectivement en train de sombrer.

Dans le même ordre d’idées dites fort différemment et avec lesquelles je tiens à préciser en grande partie mon désaccord, je vous conseille de lire Nicolas et Seb Musset.

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