Les livres qui m'ont construit

Les livres qui m’ont construit

Mon père et mon oncle, par le stock de livres qu’ils possédaient, m’ont amené très tôt à aimer la littérature. Hier soir, la 500e grande librairie animée par François Busnel était consacrée aux livres qui avaient construit les auteurs présents pour la dernière du présentateur. J’ai regretté l’absence de Sylvain Tesson à cette émission. Et, à part Amélie Nothombe pour les jeunes filles de Montherlant et Jean-Marie Gustave Le Clézio pour Enlevé (Kidnapped) de Robert Louis Stevenson, j’ai trouvé leurs choix très éloignés des livres qui m’ont construit. Le fait sans doute de la différence entre le petit lecteur que je suis et les grands écrivains qu’ils doivent être !

Antigone de Jean Anouilh, Spartacus d’Arthur Koestler, les paradis artificiels ainsi que les Fleurs du mal de Beaudelaire, les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe, le manifeste du Parti communiste, Que faire de Lénine, la poésie de Jacques Prévert et de Maïakovski, Vipère au poing de Hervé Bazin, Premier de cordée de Frison-Roche, Dostoïevski et Tolstoï, Léon Bloy, Candide et Zadig de Voltaire,Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Elsa Triolet, Jacques Sternberg, Voyage au bout de la nuit de Céline, Bérézina de Sylvain Tesson, l’institution imaginaire de la société de Castoriadis, Poil de carotte, Ailleurs d’Henri Michaux, Eloge des frontières de Régis Debray, Petite Poucette de Michel Serres, la Supplication de Svetlana Alexievitch, Matin brun, le Journal d’Anne Frank, l’identité de la France de Braudel, la Barbarie à visage humain de BHL, le hasard et la nécessité de Jacques Monod, Dix petits nègres d’Agatha Christie, Moravia, Jacques le Fataliste de Diderot, les petits enfants du siècle de Christiane Rochefort, Maître Puntila et son valet Matti de Brecht, la Métamorphose de Kafka, le Désert des Tartares de Dino Buzzati, les enfants de la patrie de Pierre Miquel, la Condition humaine de Malraux… sont tous des livres que j’ai aimés lire.

J’en ai oubliés beaucoup. Tous ces livres et ces auteurs m’auront nourri, armé intellectuellement par leur pensée. Moins sans doute par leur écriture, compte tenu d’un style d’écriture personnel extrêmement laborieux, souvent taillé à la hache. Je ne sais d’ailleurs pas dire si ces livres et ces auteurs m’ont choisi ou bien si je les ai choisis. Parmi tous ces livres, Germinal de Zola aura été le plus déterminant.

Et pour vous, Nicolas, Seb, Didier, Élodie, Boris, Fred, Yann, Arnaud, José, Patrice, Olivier, Jeff, pourriez-vous par un petit message nous ouvrir une porte de votre jardin secret ?

 

 
2 replies on “ Les livres qui m’ont construit ”
  1. Les livres qui m’ont construit : Le Livre de San Michele d’Axel Munthe, La Ferme Africaine et Le Dîner de Babette de Karen Blixen, L’Art de la Guerre de Sun Tse, Tartarin de Tarascon et autres ouvrages d’Alphonse Daudet, La Ferme Des Animaux de Georges Orwell, Les Aveux Infidèles de Jacques de Bourbon-Busset, Le Zéro et l’Infini ainsi que Le Testament Espagnol d’Arthur Kœstler, Vent d’Est, Vent d’Ouest de Pearl Buck, La Symphonie Pastorale d’André Gide, L’Étranger et autres ouvrages d’Albert Camus, Terre des Hommes et autres ouvrages d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Silence de La Mer de Vercors, La Relève du Matin d’Henry de Montherlant, Le Fond du Problème de Graham Greene, L’Adieu aux Armes d’Ernest Hemingway, Les œuvres de Dostoïevski et Tolstoï, Autobiographie Précoce d’Eugène Evtouchenko, le Journal d’Anne Frank, Vipère au Poing d’Hervé Bazin…

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