Les maîtres de la pensée unique

Les maîtres de la pensée unique

Je n’ai aucune sympathie particulière pour Donald Trump. Machiste, sexiste, raciste, je n’ai jamais lu, écouté ou regardé ce guignol depuis son accession à la présidence des Etats-Unis en 2016. Se présentant comme un self-made man, il en est l’exact contraire. C’est un bonimenteur de la pire espèce.

Nicolas se plaignait, il y a quelques temps, de la censure de la part de Facebook, alors qu’il ne s’agissait que de blagues potaches. Il y a quelques temps, Le Monde, Libération et quelques autres ont décidé de collaborer avec Facebook  pour contrer de potentielles fake news publiées sur le réseau social. Récemment, Youtube a décidé de supprimer toutes les vidéos de désinformation sur le COVID-19. Sur quelles bases ? Mystère et boule de gomme.

Je suis toujours surpris de lire que les réseaux sociaux seraient le repère des populistes et des complotistes. J’ai plutôt la sensation d’y trouver une expression de plus en plus policée, s’inscrivant dans un discours et une pensée mainstream, souvent très arrogante. Je m’inquiète, face à ce discours dominant, du silence de Marianne, de Mediapart, du Canard et du Diplo face aux liens d’intérêts de ces médecins apodictiques qui défilent à longueur de journée sur les plateaux des chaînes d’info continue nous vantant les mérites de la vaccination de labos qui financent leurs activités. Mais que fait Monsieur Moustache ?

Pour revenir à Donald, je ne comprends pas cette décision de Twitter de couper le compte du futur ex-Président, sans qu’aucune décision de justice ne soit prononcée. Nous sommes en démocratie, en état de droit. Il y a quelque chose de forcément gênant à voir Youtube, Facebook et Twitter censurer des propos susceptibles d’être jugés, surtout quand il s’agit d’une personnalité de 1er plan comme Donald Trump. C’est une erreur.

 

 

4 replies on “ Les maîtres de la pensée unique ”
  1. Mais comment ça : une « décision de justice » ? Et qu’est-ce que la démocratie et l’État de droit viennent faire ici ? Twitter et Facebook, à ma connaissance, sont des entreprises privées. Quand on s’y inscrit, à ce que je crois savoir, on coche une case pour dire qu’on souscrit à leur charte d’utilisation. Ensuite, en tant qu’entreprise privée, ils ont parfaitement le droit de refuser tel ou tel intervenant, s’ils jugent qu’il a contrevenu à leur charte. La censure n’a rien à voir là-dedans, ni la démocratie ! C’est la même chose que si vous virez de chez vous un invité qui se met à se moucher dans vos rideaux, quoi.

    1. @Didier

      Ce sont plus que de simples entreprises privées. Ce sont des médias en situation de quasi-monopole. Prenons un journal. Un type y écrit une tribune, dont les propos l’engagent juridiquement. Est-ce le journal qui est responsable ou bien l’auteur de la tribune ? Aujourd’hui, c’est le média, puisqu’il est libre de publier ou de ne pas publier.

      Pour compléter, contrairement à d’autres, j’ai toujours été pour que l’extrême-droite et l’extrême-gauche disposent de vitrines démocratiques, qu’elles aient pignon sur rue. Interdire leurs propos n’empêchera pas les « extrémistes » d’avoir leurs idées. On a vu ce que pouvait entraîner la clandestinité en Allemagne et en Italie dans les années 70.

      Quand Trump appelle à un assaut contre le capitole pour mieux se dédire après, je crois qu’il est dans l’intérêt de la démocratie de lui laisser dire ses conneries, quitte à ce que ses propos l’amènent devant les tribunaux par la suite. En lui coupant le sifflet, ses millions de partisans vont aller se réfugier dans des officines numériques clandestines et nous n’accèderons plus aussi facilement à leurs bouffées délirantes. Les plus ultras font fomenter des projets d’attentats dans les mois qui viennent contre les démocrates. Et Joe Biden, Nancy Pelosi ou Kamala Harris devront songer à réviser leur contrat d’assurance-vie.

      En fait, Twitter a fait le choix de bloquer le compte du futur ex-Président pour ne pas avoir à répondre juridiquement de ses propos. Et c’est une connerie dans la mesure où il ne s’agit pas d’un compte anonyme, clairement identifié. Mon point de vue est différent quand il s’agit de propos tenus dans le pseudonymat.

      Je m’étais – peut-être – assez mal fait comprendre.

    2. Pour compléter la remarque, on pourrait rajouter assez perfidement qu’une loi a été votée en 2018 « secret des affaires ». Je ne l’ai pas regardée en détail mais une entreprise privée peut être susceptible de cacher la raison de sa décision qui nous échappe forcément

      Article L151-1 – Création LOI n° 2018-670 du 30 juillet 2018 – art. 1

      « Est protégée au titre du secret des affaires toute information répondant aux critères suivants :

      1° Elle n’est pas, en elle-même ou dans la configuration et l’assemblage exacts de ses éléments, généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d’informations en raison de leur secteur d’activité ;

      2° Elle revêt une valeur commerciale, effective ou potentielle, du fait de son caractère secret ;

      3° Elle fait l’objet de la part de son détenteur légitime de mesures de protection raisonnables, compte tenu des circonstances, pour en conserver le caractère secret. »

      La solution est de mettre en place un concurrent de même envergure pour créer une concurrence « libre et non faussée » propulseur des vois alternatives en « iste ».

      Autant dire que ça équivaut à vouloir marcher sur Pluton

  2. Depuis le début des temps la censure existe: citoyen interdits d’antenne ou de s’exrimer dans la presse écrite, articles volontairement tronqués, propos déformés, déclaratons sorties de leur contexte…Tout cela dans le but de salir, détruire, discréditer telle ou telle personne. Je le regrette profondément.

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