Méditons sur la variole du singe.

Méditons sur la variole du singe.

Puisqu’il me faut méditer, je vais vous parler de la variole du singe et de son vaccin.

Du haut de sa superbe, l’homme avait cru à la victoire contre la variole en 1980. Du coup, l’OMS avait donné consigne de ne plus vacciner. Avec une démographie galopante en Asie et en Afrique, les migrations, les élevages intensifs, les zoonoses se succèdent à une cadence accélérée, témoins d’une mondialisation de plus en plus folle. Pour le COVID, nous avons eu les élevages de visons ; pour la variole, après le SIDA, il s’agirait du singe ; la chauve-souris pour Ebola. Nous sommes, une fois encore, très loin de l’hypothèse délirante d’un complot judéo-maçonnique. ;+)

Je vois dans les réseaux sociaux tous mes amis crier au loup contre l’instrumentalisation de cette potentielle nouvelle crise sanitaire. La létalité de la variole semble bien au dessus de celle du COVID, entre 1 et 10% selon les données fournies par les autorités médicales des pays africains. Dans la fourchette haute, c’est presque 10 fois plus que le COVID. Achtung bicyclette, tout de même !

S’il y a toujours une réelle justification à s’opposer à l’utilisation en population générale d’une technologie médicamenteuse expérimentale à base d’ARN messager ou d’adénovirus jamais testée sur l’être humain, rappelons que le vaccin Imvanex conte la variole utilise la technique primitive du virus atténué, non répliquant. Sauf catastrophe industrielle, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter de l’usage de ce vaccin, si nous étions amenés à connaître une épidémie de variole.

Pour ma part, je n’hésiterai pas une seule seconde à me vacciner ou à faire vacciner ma fille avec l’accord de ma femme bien entendu, les enfants étant les plus menacés par ce type de virus contrairement au COVID. Je trouve d’ailleurs particulièrement honteux de laisser dire que le vaccin ARNm proposé par Pfizer contre le COVID serait efficace chez les moins de 5 ans contre un virus particulièrement inefficace, sauf cas exceptionnel. Comme pour les adultes, d’ailleurs.

 
6 replies on “ Méditons sur la variole du singe. ”
  1. sauf que, nos chers élites nous préparent une mixture nouvelle génération à ARN messager … pourquoi tant d’insistance si les anciens fonctionnent ?? même un combiné Cobid et variole, qu’ils développent depuis quelques temps déjà ! faudra qu’ils donnent leurs algorithmes d’anticipation pour l’adapter aux prévisions météo …

  2. La flambée (le mot est faible) de grippe aviaire m’inquiète plus que quelques cas de varioles contre laquelle nous aurions un bon vieux vaccin efficace. Un jour ou l’autre, elle pourrait potentiellement virer en pandémie de type grippe espagnole et vue l’hystérie collective pour un malheureux SARS-CoV-2, je crains le pire.

    1. Je connais les grippes animales pour avoir passé des décennies à diagnostiquer toutes les flambées de grippe aviaire du territoire et il y en a presque tous les ans depuis un demi-siècle, d’autant que les virus concernés circulent dans le réservoir sauvage mondial des oiseaux migrateurs en permanence et souvent à bas bruit. Je suivais aussi la grippe porcine, qui circule couramment dans nos élevages, aussi banale que la grippe humaine. Si avec la concentration animale atteinte en Bretagne, notamment dans le 22, il n’est pas survenu une mutation capable de déclancher une pandémie de type grippe espagnole, c’est que la vraie cause de la gravité de cette dernière était ailleurs : dans l’état d’épuisement immunitaire des populations après les 5 années de la première guerre mondiale (disette chronique à l’arrière des fronts, pollution et stress épuisants, y compris pour les femmes qui faisaient tourner les usines et les vieux qui cultivaient avec des chevaux ou des boeufs de trait …). Si la guerre en Ukraine dure et s’étend, ainsi que les famines et guerre dues au réchaufement climatique, alors la grippe pourrait redevenir méchante pour les moins de 65 ans.

  3. Le vaccin de 3ème génération n’a pas d’AMM donc ça serait une fois encore « expérimental » ! Ceci dit, les enfants ne sont pas plus menacés que des adultes non vaccinés et la menace ne doit pas être surestimée car elle n’est pas nouvelle, c’est juste le traitement médiatique dont les buts sont souvent obscurs, sans faire de complotisme …
    Lors de ma formation en virologie systématique à l’Institut Pasteur de Paris, en 1980, on savait déja que l’éradication de la variole humaine laissait le champ libre à la variole du singe, un virus peu préoccupant appartenant à une famille virale peu variante, mais à surveiller quand même, le vide écologique pouvant peut-être reveiller les processus évolutifs un jour ?
    Pas de panique, chez des gens qui ne crèvent pas de faim et depuis un demi-siècle, ça n’a rien à voir avec la variole humaine qui tuait avec une fréquence de 1 à 20% selon l’état de santé (1972, Yougoslavie : 34 déces pour 173 cas autour d’un pélerin revenu de Bagdad). La variole du singe chez l’homme, c’est un peu comme les formes bénignes de variole humaine qu’on observait chez des personnes âgées vaccinées depuis longtemps avant leur contamination.
    Mon fils aîné travaille au Congo, s’il était cas contact, il aurait 1 à 2 semaines pour se faire vacciner avec le vaccin de 3ème génération qui marche en post-contamination. Donc je ne conseillerai pas à mes enfants (adultes) de se faire vacciner contre la variole, même si le vaccin était disponible en quantité suffisante, ce serait à mon avis pousser trop loin la prévention dans l’état actuel de cette anthropozoonose peu transmissible entre humains, contrairement à la Covid dans sa version Omicron. Réservons le vaccin aux soignants et aidants des populations concernées et aux quelques travailleurs au contact de singes, comme prévu par nos lois de protection des travailleurs exposés.

    1. Oui, je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait qu’il faut le réserver aux soignants. Ce sont eux les plus exposés et les plus susceptibles de le transmettre en population générale.

      Je me souviens avoir été vacciné contre la variole. Il me semble que j’ai eu droit à une piqûre dans le haut du fessier, assez douloureuse, si ma mémoire est bonne.

  4. J’ai oublié un bout de ma première phrase: « Le vaccin de 3ème génération n’a pas d’AMM » rajouter « pour les enfants »

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