Morilles du 22 avril

Je ramasse les champignons depuis mon plus jeune âge. C’est mon père qui m’a transmis cette passion, ce bonheur que nous avions de les ramasser en famille aux côtés de mon oncle André et de ma tante Frédérique. Pour identifier les champignons, j’utilisais, enfant, puis adolescent, un microscope pour vérifier que les spores collectées étaient bien celles du champignon présumé. Je ne me suis jamais intoxiqué et, surtout, je n’ai jamais intoxiqué personne.

Ce matin, avec le changement important de température que nous avons connu ces derniers jours,  mais aussi avec le changement de lune intervenu le 16 avril, j’avais programmé d’aller à la cueillette aux morilles. J’y suis allé ce matin, à l’heure où blanchit la campagne, avec mon fils Mathis. Nous avons trouvé de la morille blonde, au moment où mon fils et moi réflechissions à lâcher l’affaire. Finalement, nous avons persévéré et la cueillette fut inespérée. Plusieurs des spécimens mesurent près de 15 cm environ.

J’ai prévu ce midi une épaule d’agneau désossée. Je ferai cuire les morilles au beurre, seules, avec une petite goutte d’huile d’olive. Nous les mangerons en entrée ! La morille est, avec l’oronge, le tricholome de la Saint-Georges, la russule virescens, l’helvelle crêpue et le meunier, l’un de mes champignons préférés.

 

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