Parlons des cryptos

Parlons des cryptos

Le bouillon pris par FTX, la principale plateforme d’échange de crypto-monnaies, met en lumière leur extrême fragilité. Pour ceux d’entre vous qui pensaient s’enrichir en dormant en minant du BitCoin ou de l’Ethereum, la réalité des prix de l’énergie va ramener vos ambitions à la baisse.

Il y a quelques années, alors en formation du côté d’Amiens, je m’étais rendu compte, en arrivant un peu plus tôt que d’habitude, que tous les CPU et GPU des ordinateurs utilisés en formation minaient de la Monero. Je ne sais pas ce que ça pouvait rapporter au sysadmin de l’entreprise. Sur un an, j’ai pu évaluer que l’entreprise avait payé 4000 euros d’électricité excédentaire pour satisfaire au bon plaisir de son salarié. Du vol, tout simplement.

Avec la crise énergétique dans laquelle sont plongés les pays de l’Union Européenne, les États membres semblent décider, à l’image du gouvernement chinois et de quelques autres, de mettre un terme au mirage des crypto-monnaies. Le minage des monnaies représenterait 0.4% de la consommation électrique mondiale.

Un succès très relatif

Le cours du BitCoin est revenu à celui de décembre 2017, après avoir flirté les 65000 dollars en novembre 2021. En 1 an, les possesseurs de la crypto-monnaie de référence ont vu leur porte-feuille fondre de 75%. Sur la même période, le lingot d’or gagnait 56%.

Elon Musk a émis l’hypothèse que le BitCoin né en 2009 dans un monde se remettant à peine de la crise des subprimes serait en fait l’initiative des entreprises SAmsung TOSHIba NAKAmichi MOTOrola, donnant littéralement Satoshi Nakamoto, le soi-disant inventeur de la crypto-monnaie. J’ai un peu de mal à comprendre leurs motivations. Ces monnaies sont là avant tout pour affaiblir le rôle des États et s’inspirent en grande partie de l’idéologie libertarienne très chère au patron de Tesla, SpaceX et Twitter.

 

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45 replies on “ Parlons des cryptos ”
  1. Hélas, votre connaissance du milieu et du sujet n’est que trop biaisé par votre appréhension à son exploitation. Vous en venez donc à en mélangez un peu tout.

    Vous omettez d’expliquez par exemple le cœur du sujet : que l’affaire FTX (qu is’ est révèle vu un tout bête bank run) révéle en réalité énormément de trous, qui nous rapproche d’une affaire mêlant Madoff et Lehman Brothers, c’est dire l’impact cataclysmique de cela.

    Mettons de côté l’aspect spéculatif, la technicité de ces registres décentralisés et la plus value apportés de ces systèmes seront au cœur des prochaines innovations technologiques des 10 prochaines années, n’en déplaise aux nombreuses attaques des idéologues chroniques s’évertuant aux plus grands sophisme : la consommation d’énergie (alors que les minages (qui plus est devenu propres) s’alimentent désormais à energie renouvelable, représentant en finalité un largement moins gros impact que l’aviation ou même la climatisation) ou bien la volatilité (la volatilité du sp500 cet année est plus forte que celle du bitcoin)

    Et de grâce, intéressez vous à l’aspect technique et économique au delà de l’aspect spéculatif de ces outils, qui vous embrouillent assurément votre point de vue : le but d’une blockchain ce n’est pas d’arnaquez pierre Paul Jacques sur une base de vide.

    Fun fact : FTX fonctionne comme n’importe quel banque.

    Ps : je vous vois venir et prends mes précaution, je ne suis pas un bot malgré mon adresse mail que vous pourriez trouvez surprenante, vous comprendrez mon envie de vouloir conservez le peu de mon anonymat 🙂

    1. J’ai l’impression qu’avec les crypto-monnaies, le modèle est plutôt la pyramide de Ponzi.

      J’ai adoré, dans vos propos, le fait que, parce que l’énergie était issue des renouvelables, il n’y avait pas de souci à la consommer.

      Quant au pseudonymat, j’ai toujours trouvé ça pathétique.

      1. Pour être franc, bien des cryptomonnaies sont des ponzis, FTT qui était d’ailleurs utilisé en collatéral pour emprunter davantage par FTX en était un lui-même, et il faut vraiment se méfier de pas mal de cryptomonnaies. Ce n’est cependant pas la raison d’être des cryptomonnaies.

        Ce n’est pas ce que je veux dire, disons plutôt que je veux relever le catastrophisme avéré de ce sophisme. Je peux faire la meme analogie avec la consommation de viande et l’argument de la consommation massive d’eau. Il est vrai qu’il faut 15000 litres d’eau pour produire 1kg de viande bovine (d’après l’INRA en 2017), il serait bon et honnête de rappeler que plus de 90% de cet eau provient des pluies ou d’une source de toute façon impropre à la consommation. Ce n’est pour autant pas raison d’en consommer chaque jour, mais pas de raison non plus d’en faire un catastrophisme ambiant. Et bien les blockchains c’est pareil, surtout avec les passages en consensus proof of stake (qui ont permis de réduire drastiquement la consommation énergétique de l’ordre de 99% pour ethereum, je peux citer également Elrond, désormais Mutliversx , qui annule annuellement son empreinte carbone, ou même Bitcoin qui évolue lui par le biais de Iightning network permettant de process davantage de transactions au kWh).

        Je pense au contraire être plutôt transparent, hormis le mail me permettant de labeliser et suivre les utilisations du mail. Vous suivant depuis des années et connaissant votre combat contre le data tracking, vous devriez appréciez cela.

        1. @Anthony G

          J’ai toujours eu l’intuition, compte tenu de la complexité à comprendre la blockchain, que les crypto-monnaies étaient là pour noyer le poisson. Et, pourtant, il s’agit très souvent de code Open Source.

          Sinon, merci de me lire.

        2. Le passage juste après votre analogie bovine est peut-être compréhensible par l’auteur de ce blog mais quel charabia pour le commun des mortels. Dommage, ca aurait mérité un peu de vulgarisation car la seule chose intelligible c’est la soi-disant réduction de 99 % de la consommation énergétique. Sauf que c’est un peu comme les « 50 % moins de sel » dans l’alimentation transformée. Ca ne me dit pas s’il y a toujours trop de sel pour mon organisme.

          1. @Cyrille

            Le charabia employé montre une complexité, rendant impossible la compréhension du mécanisme algorithmique de la blockchain à la base du minage des cryptos. Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

          2. Charabia pour le commun des mortels ? Il faut m’expliquer à partir d’où commence le charabia. Si ce n’est ps un charabia de comprendre qu’il faut 15000 litres d’eau pour faire 1kg de viande mais que ça le devient de comprendre que les 90% provient d’eau impropre à la consommation et d’origine naturelle, traduisant un catastrophisme ambiant de l’ecologisme, on frôle la mauvaise foi.

            Prenons un autre exemple, celui de l’avion qui est revendiqué comme absolument néfaste pour l’environnement par la plupart des écolo extrémiste. Je rapporte les chiffres de Time for the planet qui explique il y a quelques semaines sur un post Linkedin que l’empreinte carbone d’un avion par utilisateur sur un vol de 662km (152kgco2e) est légèrement au dessus de l’empreinte carbone par utilisateur pour 773km des… automobilistes (149kgco2e) (Je ne dis cependant pas qu’il faut absolument utiliser l’avion, au contraire).
            Finalement, s’il fallait garder raison pr rapport à cela, il faudrait comprendre qu’il faut être raisonnable avec l’avion, c’est une aberration totale sous prétexte de l’écologie de vouloir faire tout les trajets long en voiture.

            L’appréhension à la blockchain en raison de sa consommation énergétique (qui je le rappelle est largement à la baisse depuis des années) subit le même sort d’estimation par ceux qui n’ont pas creusé le sujet en profondeur, que ce soit par rapport à son évolution ou bien par rapport à ce qu’elle apporte.

            Encore une fois, je précise que depuis le début, je parle bien de blockchain, là où vous évoquez les cryptomonnaies.

  2. Les problèmes des intuitions, c’est qu’ils ne font que gratter la couche des problèmes, sans chercher en profondeur. Vous pouvez parlez dans vos articles de la décadence de notre société via les réseaux sociaux, je relève que vous revendiquez, par vos intuitions, en exploiter les codes.

    Je lis bien vos indignations sur la consommation de 4000€ d’électricité dans des machines. Si la méthode évoquée est, je l’accorde, douteuse, voire honteuse, je constate bien le focus ambiant vers un semi problème (semi car en voie d’évolution et d’améliorations). Encore une fois, je constate également le fait que vous mélangiez les problèmes de solvabilité d’un exchange aux méthode clairement frauduleuse, avec les technologies des blockchains ainsi que la spéculation autour des cryptoactifs.

    Au plaisir d’échanger avec vous, mais très honnêtement je trouve sur ce coup là que vous vous enfermez dans vos suppositions faciles et trompeuse

    1. Je ne suis pas d’accord. La faillite de FTX est un fait. L’effondrement des crypto-monnaies est un fait. La consommation d’énergie du fait du minage est un fait. La chasse faite aux crypto-monnaies par les États est un fait. Le libertarisme et l’idéologie de la haine de l’État derrière les crypto-monnaies sont des faits.

      1. Sauf que la faillite de ftx n’a aucun lien avec le marché des cryptomonnaies, c’est une faillite purement structurel. Quand bien même l’impact de -30% immédiat sur les cryptomonnaies est un impact à court terme sur base de spéculation, de la même manière qu’un événement boursier lorsque pr exemple un laboratoire français trouve une technologie pour oxygéner le sang en grâce aux vers marins (hemarina) mais qu’il n’y a plus d’investissement, ou bien l’échec de Facebook et de sa volonté de démocratiser un « metavers » via réalite virtuelle, ou purement et simplement quand la guerre en Ukraine commence et que donc toute les incertitudes sur tout les secteurs débutent.

        1. @Anthony

          La nature spéculative des crypto-monnaies a entraîné FTX dans des comportements à hauts risques. Heureusement que le système bancaire est étanche vis à vis de cette bulle purement spéculative que sont les crypto-monnaies !

          1. Cher Denis, savez vous que j’ai vécu les « « « problèmes » de Just Mining et ceux (sans guillemets) de Terra ?

            Pour Just mining, il s’agit d’un effet collatéral qui aura impacte une faible portion des fonds du produit financier qui, par définition, est donc risqué car en recherche du profit par diversification, et qui a logiquement perdu quelque peu par son exposition à l’UST, mais disposait d’un fond de sécurité qu’il constitue à long terme de son évolution ? La résultante en a été un impact très maigre face à « l’effondrement » réel de Luna.

            Luna / Ust fut quant à lui une blockchain au fonctionnement intéressant mais nativement très dangereuse, et l’exploitation de cet écosystème en particulier devait par conséquent s’effectuer par prudence. C’est finalement l’exploitation d’une de ses failles qui aura provoqué sa chute, comme de nombreux autres écosystèmes chuteront.

            S’il fallait rester sur l’axe spéculatif, quand on rentre dans un actif, on sait à quoi s’attendre. Qui est le cretin qui va investir sans savoir où il va ?

            Pour autant, c’est aujourd’hui la XXXeme fois en 12 ans qu’on enterre Bitcoin. Je vous donne rdv donc la prochaine fois que sa valorisation fluctuera et que vous vous surprendrez de sa nouvelle chute en omettant qu’à un horizon moyen-long terme, d’un point de vue spéculatif, il s’agit d’un actif intéressant (tout les investissements de plus de 4 ans glissants sont en profit depuis la création, et ça s’explique par design(halving/ hard cap a 21million -> baisse de l’inflation)), que d’un point de vue fonctionnel et technique, il s’agit d’un atout certains pour les systèmes de demain et que d’un point de vue écologique, c’est clairement en constante amélioration en tout point.

          2. Derrière la complexité, il y a toujours la perspective certaine de l’effondrement systémique. Quelle est la catastrophe endogène aux crypto-monnaies et à la blockchain ? La nécessité de connexions réseau toujours plus efficientes et d’un stockage de plus en plus important, de plus en plus d’énergie pour déchiffrer et chiffrer, proportionnels au volume des transactions enregistrées.

            Autrement dit, plus il y aura de transactions, moins il y aura d’acteurs en capacités d’ajouter des transactions à une blockchain de plus en plus amphigourique et de les stocker. Or la réduction du nombre d’acteurs me semble de nature à détourner les contenus stockés dans la blockchain. Ils peuvent finir par s’entendre et compromettre la blockchain et tous les échanges et autres transactions qui y sont adossés.

          3. Certainement, on voit d’ailleurs très nettement l’abandon, vu qu’à ce jour on est plus de 100 millions d’utilisateurs en constante évolution, et qu’on devrait être 1 milliards d’ici 2025, qu’il y a toujours plus de projets construit sur la blockchain et toujours plus d’évolutions des blockchains. D’ailleurs, à chaque fois que les cryptos ont été déclaré morte, le prix était nettement largement au dessus des précédents plus haut.
            Et d’ailleurs, quel échec ne fut pas internet et toute sa complexité ambiante.

            Non vraiment vous confondez avec la spéculation qui elle est plutôt néfaste, souvent dévastateur surtout dans un marché aussi maigre que celui des cryptos (1 trillions de capitaux seulement), mais logique et inaltérable, je persiste et signe.

          4. Donc vous estimez que la Stack entière tcp/ip est plus simple que le fonctionnement d’une blockchain ? Curieuse affirmation, quand on sait les besoins en xxx protocoles pour router /switcher/ sécuriser/assurer le passage des données

          5. Et quand je parle d’Internet, je parle assez logiquement de toute sa mise en œuvre, et réduire internet au protocole IP est un raccourci technique trop important.

            Internet marche grâce à un ensemble de protocole tous bien complexe : routage (ospf, rip, bgp, isis …), commutage (STP, ARP…), suivi de session (tcp, pr abus de language udp), applicatif (dns, dhcp, http, Mqtt)

            Pour les opérateurs bancaires, vous ne mettez pas le doigt sur le point que je veux pointer. Petit exemple : trouvez vous votre liberté si un acteur bancaire refuse une transaction vers un autre acteur sous n’importe quel prétexte ?
            D’autre part, il est bon également de rappeler que plus de la moitié du globe n’a pas accès à un compte bancaire, problème qu’effectivement nous ne connaissons pas nous, en Occident. C’est d’ailleurs pour cela que nombre de pays s’intéresse aux technologies blockchains. A ce jour, même la FED et ou bien la BCE étudie la possibilité de créer leurs CDBC sur les blockchains, que d’évidence vu que « apportant un controle », vous trouverez formidable.

            En réalité , dans leurs fonctionnement, les blockchains sont pourtant bien moins complexe que toute les subtilités de TCP à lui seul.

            En vulgarisant très facilement, en pow, un nombre est calculé par un mineur pour générer un hash avec x 0 au début du hash en fonction de la complexité actuelle du reseau, la vérification se fait pr concaténation des hash du block, avec le nombre trouver, l’objectif est comme dans tout système de trouver le hash déclaré. La transaction en elle même n’est ps chiffré, son empreinte atteste de sa véracité par faire à l’adresse publique émettrice.

            Soyons honnête, mes arguments que vous dites fallacieux (alors que raisonner vu que j’explique qu’ils sont optimisé dans leurs stockage comme n’importe quel autre application) le sont tout autant que d’en pointer le doigt sur cette « problematique du stockage et de puissance », comme si elle ne se poserait que sur les blockchains.

          6. @Anthony

            Le passage à la blockchain – et donc aux algorithmes – me fait penser à ce qui s’est passé avec le renseignement américain. Cette techno est là pour supplanter ces êtres humains devenus inutiles. On en a vu le résultat. La blockchain et les crypto-monnaies relèvent d’un délire techniciste. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. « Humain, trop humain ».

          7. Vous relevez la effectivement un réel problème sur le point de vue technique, traduisant le problème des 51%, problème qui ne vous dérange d’ailleurs absolument pas dans le cas d’une détention à 100% par un acteur dit de confiance tel qu’une banque détenteurs des registres permettant techniquement de refuser nativement toute transaction souhaitée. Je suis étonné que vous ne vous posiez pas les mêmes questions de confiance ou de technicité opérationnelle pour ces acteurs là.

            Le besoin en bande passante n’est clairement pas une problématique au jour où on est capable de faire des transfer de téraoctets de données à la seconde autour du globe. Contrairement à ce que vous avancez, le nombre d’acteurs ne se réduit pas. Mieux : il se disperse.
            Vous parlez également de besoin de chiffrer/dechiffrer les transactions. Vous savez bien sûr qu’il n’y a pas de chiffrement /déchiffrement mais qu’il y a la génération du hash, qui se fait au niveau du client avec sa clé privée pour une transaction et pas au niveau du mineur, qu’au moment du minage, il y a effectivement un autre hash de calculé avec les hash des transactions enveloppé ainsi qu’un nombre, ce qui est coûteux en PoW, mais ensuite, une fois effectué, les autres acteurs ne font qu’une bête vérification du hash avec le nombre transmis dans le bloc, nombre de vérification au niveaux des mineurs inchangés donc. Par conséquent donc, quand vous évoquez un coup de déchiffrement/chiffrement en croissance pour les mineurs, vous êtes donc dans le faux ?

            Dans le cadre du PoW, il s’agit d’une improbabilité chronique, en raison de la difficulté croissante du minage, de l’augmentation du nombre de mineurs, et de l’utilisation des Layer 2 (exemple : le Lightning network, réduisant considérablement l’impact transactionnel sur Bitcoin et accélérant au passage les transactions)
            Dans le cadre du PoS sur ethereum, la valorisation des token en saisine est tel qu’il est hautement improbable qu’un acteur prenne 51% du réseau. Le coût en stockage est même amoindri par des techniques d’optimisation que vous connaissez d’ailleurs assurément.
            Dans le cadre d’autre blockchain, je prends le cas même du multiversx, c’est même une impossibilité technique, étant donné le design multishardé, aux transactions validés par consensus group reparti aléatoirement à chaque epoch. La encore, la question du stockage est un demi problème, d’autant que celui ci est effectué par shard

          8. Pour nos opérateurs bancaires, nous avons un contrôle strict de nos encaissements et de nos paiements au travers de nos relevés. Le problème peut se poser au niveau interbancaire. A ce niveau, ce n’est plus notre problème. Et quelle banque publique ou privée accepterait de perdre de l’argent dans les chambres de compensation ?

            Je ne vois pas comment vous pouvez vérifier un hash si vous ne déchiffrez pas les blocs de transactions précédents.

            Concernant vos arguments sur le stockage et le réseau, ils sont fallacieux : vous savez pertinemment que l’augmentation des flux et des stocks demande toujours plus d’énergie. Et avoir des copies décentralisées de la blockchain pour la sécuriser n’est pas optimale au niveau du stockage.

  3. @ Anthony : « les passages en consensus proof of stake », « Elrond, désormais Mutliversx , qui annule annuellement son empreinte carbone » (comment ?), « Bitcoin qui évolue lui par le biais de Iightning network permettant de process davantage de transactions au kWh ».

    Désolé, c’est du charabia technico-geek (sans offense) juste incompréhensible (je ne dis pas que c’est faux mais dit comme ca il est impossible d’en appréhender la véracité ou la pertinence). Comprenez que je me méfie de tout ce verbiage technophile, voir idolâtre, qui nous envahie, le plus souvent dans le seul but de verdir un système, une entreprise, un gadget.

    La question que vous n’abordez pas est quelle est l’utilité sociale de la cryptomonnaie (hormis le fait de faire la nique aux États souvent trop puissants, ce qui n’est pas pour déplaire à mon côté anarcho-libertarien) ? Votre exemple avec l’avion est un peu douteux. L’avion, contrairement à la voiture, est fait pour aller très vite le plus loin possible. En d’autres termes, même si votre avion émet autant de CO2 qu’une voiture par km/passager, il n’en reste pas moins que pour vous rendre et revenir de votre plage en Thaïlande, vous aurez émis autant en une ou deux semaines qu’en une seule année pour vous rendre en bagnole à votre boulot. À la louche. Times for the planet est donc sur ce point particulièrement malhonnête.

    Or, la question de l’utilité sociale de l’avion se pose. C’est pas juste moi qui le dit, c’est aussi l’Académie de l’air et de l’espace. La question est donc, quelle que soit la consommation de la cryptomonnaie, qui ne consommait rien avant d’être inventée : à quoi ca sert ?

    1. @cyrille

      Pour répondre à tes questions :
      le consensus proof of stake est un type de consensus partant du principe qu’un acteur ayant des intérêts à un fonctionnement agira dans son bien. Pour la faire courte, dans les blockchains, la version 2.0 de Ethereum utilise ce consensus en demandant aux acteurs de mettre en saisine sur le réseau 32 ethereum pour avoir le droit de produire des blocs (un bloc est un ensemble de transactions). Ainsi, il n’y a plus besoin de calculer via des gpus quantité de hash, cela permet de reduire de manière extrêmement considérable la consommation de la blockchain car elle nécessite de facto moins de ressources donc moins d’énergies

      Mutliversx annule annuellement son empreinte carbone en plantant des arbres. Il s’agit là d’un bullshit marketing, soyons en d’accord, mais comprenons bien la volonté des acteurs d’agir en bien, ce que pratiquement aucune société ne fait, malgré leurs empreinte carbone (qu’on ne leur reprochera d’ailleurs jamais)

      Le Lightning network est un sidechain de bitcoin permettant d’optimiser celle ci et donc de permettre d’arriver à une « finalité de transaction » extrêmement rapidement.

      Je comprends et il est tout à fait légitime de se questionner sur les fonctionnements de tel ou tel chose. Néanmoins, et dans la mesure où tout ce que j’avance, je pourrais vous le documenter, et même au besoin m’y etendre (ou d’autres, bon nombre de vulgarisateurs techniques existent), je remarque souvent beaucoup de persistance à rester sur ces idées préconçues, couplé à dés méconnaissances parfois profondes de sujets transverses et pourtant d’importances capitales
      ———
      L’utilité des blockchains, s’il était de permettre des échanges incensurees et incensurables de pairs à pairs vu un réseau de vérification répondant au problème des généraux byzantins, a évolué surtout en 2015 avec l’apparition d’éthereum. Pour rester sur la période avant 2015, l’utilité était potentiellement de proposer des solutions simples d’échanges, utile pour des pays emergents, où la plupart de la population est débancarisé (je rappelle que plus de la moitié du globe est debancarisé, nous sommes en Occident des privilégiés)
      Ethereum a apporté la programmabilite des smart contract. C’est concrètement des lignes de codes gravés dans le marbre permettant de générer. Ces codes permettent donc, de la meme manière qu’aux premises de l’informatique, d’automatiser des tâches et de créer des applications réels. Ethereum a également proposé de nombreux ajouts devenu désormais incontournable et répliquée partout, permettant d’enrichir les possibilités de développement (les tokens erc20, erc1155, les NFT(bouuuuuuuh NFT ca fait peur), les soulbound token…). Les différents développements ont permis de développer des protocoles de stablecoins (usdt, usdc, paxg, busd…) permettant d’adosser chaque token du réseau à un dollar liquide réel derrière un organisme et à partir de cela, nombres d’applications émergent (pour l’instant, il faut reconnaître, tous autour de la finance, il faut le reconnaître) : des applications d’échanges décentralisée (uniswap, paraswap, sushiswap…), des applications de prêt / emprunt (aave est le plus notable, cocorico il est français), mais aussi d’autres applications usuel : realt, permettant de représenter la propriété d’un logement sur la blockchain, en étant donc l’attestation, et permettant à des utilisateurs d’acheter des fractions de la propriété du logement, pour en percevoir du revenu passif, il y a également des applications de billetteries se développant en se reposant sur des NFTs pour représenter des billets de spectacles pr exemple, offrant des possibilités de marché secondaire de reventes…, il y a aussi des assurances de développant sur la blockchains, par exemple pour assurer des billets de trains, et débloquer des fonds dans des cas strictement défini, je peux citer aussi akash network, qui propose en exploitant la blockchain un cloud public aux tarifs extrêmement compétitifs, Ternoa qui permet l’échange sécurisé d’informations et de contenu via sa blockchain… Très concrètement, la blockchain pose les bases de développement d’outils de demain, et à ce jour, nous sommes comme vers les années 2010 à l’émergence d’aws, ou bien les années 2000 -2005 et l’époque où tout le monde voulait son site web.

      Pour l’interprétation de l’exemple de l’avion, vous partez d’un postulat que le voyage en avion couvre la dépense annuel carbone en voiture pour le travail. Soit. Mais relèverez vous pr la même que fatalement, aller en Thaïlande en voiture est similaire à y aller en voiture ? (Voire pire vu qu’il nécessitera plusieurs jours, la restauration, se laver etc sur tout le trajet)

      J’espère avoir détaillé suffisamment la question de l’utilité des blockchains, mais j’aimerais ajouter que fatalement, ce design d’application permet logiquement, de la même manière que l’aura été la virtualization en 2008, la containérisation en 2016 ainsi que la plupart des « as a service » des cloud providers, un gain de ressources à long terme et une décroissance dès besoins d’infrastructures pr cette mutualisation des ressources

      1. La virtualisation a d’abord été conçue pour permettre l’exécution de différents systèmes sur la même machine. Je l’ai mise en place dans l’industrie entre 2002 et 2004. Puis, il s’agissait surtout d’économiser l’énergie.

        Sur la containerisation, différencions LXC/LXD de Docker qui, de mon point de vue, relève du même délire techniciste.

        1. Et bien considérez que via la blockchain, vous pouvez exécuter des applications sur le meme réseau, permettant d’offrir fiabilité, sécurité, persistence de données et économie de ressources (car ne nécessite ps de créer les infrastructures sous jacketed a un applicatif particulier)

          Vous allez me fâcher avec votre point de vue sur la containérisation ahah, il y a bien des runtimes, et runs, le runtime utilisé par docker, permet d’offrir les memes atouts que lxc, et c’est bien lui qui est utilisé dans bien des clusters Kube

          1. En entreprise, Docker ne sert qu’à lancer des services Web. A-t-on vraiment besoin de ce « machin » pour ce genre d’applications ? Je le répète, c’est du délire techniciste.

          2. Docker et la containérisation sont centraux dans les systèmes Cloud de nos jours, car en plus de ce que je qualifierais d’une « hyper virtualisation » et d’être « os agnostic »(atout majeur), il permettent aussi de proposer facilement de la haute disponibilité, d’adapter très finement le besoin en ressources ainsi que de proposer des espaces très léger pour des besoins simplement redéfini.

          3. Mais certainement, j’y baigne cependant bien davantage que vous d’expériences pour avoir le recul d’expliquer son intérêt et importance dans les systèmes distribués actuels

            Concernant le retour en force e votre vidéo sur FTX, comme je vous le dis, nous somme sur une crise semblable à 2009 avec Legman brother. Je peux également vous partager toute les fraudes non relative à la cryptomonnaies qui ont fait baigné FTX : https://twitter.com/soubranneq/status/1593251781244440578?s=46&t=N3wNAU0exGijDhlNUE1Y3g

          4. A une différence près. Pour la crise des subprimes, c’était « too big to fail« . Là, les États n’interviendront jamais, regardant avec concupiscence s’effondrer la pyramide de Ponzi des cryptomonnaies. Quant aux banques qui s’étaient mouillées les doigts de pied, elles vont vite se sécher au soleil. Yek, yek.

            Du LXC/LXD, j’en ai certainement fait bien plus que vous. Le seul système de containerisation qui trouve grâce à mes yeux.

          5. Vous refaites l’amalgame aux problèmes structurels criminels de l’entreprise à la spéculation autour de cryptomonnaie, mais il est évident que vous camperez une nouvelle fois sur vos avis préconçues sans aucune possibilité de ne serait ce qu’une évolution de point de vue par l’enrichissement et la rexherche

          6. @Anthony G

            De manière générale, je suis peu enclin à cautionner des technologies qui présentent des risques systémiques.

          7. Ce point que je vous accorde, malgré le fait que vous fassiez encore et toujours l’amalgame entre toute les cryptos, et que vous mélangiez tout pour faire valoir vos points de vue

          8. @Anthony

            Vous vous méprenez. Je défends un point de vue qui est celui d’une majorité de personnes et d’institutions. Après, ce n’est pas parce qu’on est majoritaire qu’on a forcément raison. L’inverse est vrai. Regardons juste les faits et notamment les fluctuations des cours des crypto-monnaies pour comprendre qu’elles sont incompatibles avec leur statut de monnaie d’échange.

          9. Le statut de monnaie d’échange que, je vous le réaffirme, je ne considère et revendiqué pas quand j’ai parlé du sujet

  4. @ Anthony :

    Planter des arbres … je m’attendais à un truc du genre. Pour les autres, je veux bien qu’on « optimise » ou qu’il « n’y a plus besoin de calculer via des gpus quantité de hash » mais ca me semble un peu fumeux dans le sens où ca ne me dit toujours pas quelle est aujourd’hui l’empreinte carbone du bouzin et à quoi elle se compare même après toutes ses optimisations et plantations d’arbres.

    Merci d’avoir tenté d’expliquer la blockchain mais je n’y comprends toujours rien. Ma question portait cependant sur l’utilité (social) de la cryptomonaie. Je ne crois pas avoir entendue dire que les gens des pays émergents se sont rués sur le Bitcoin faute de banque à leur disposition (les bien heureux !).

    Pour l’avion (je préfère ton exemple de la vache, plus juste), je ne pars pas d’un postulat mais d’un constat qui dit que l’avion permet de brûler en un seul aller/retour ce qu’on brûle en une année complète en automobile car personne n’irait en Thaïlande en voiture si l’avion n’existait pas. Les vacances en avion ne permettent donc pas d’atteindre l’objectif fixé à 2 tonnes max. de CO2 par personne et je doute que le Bitcoin, dont on a très bien pu se passer jusqu’à présent, le permette également.

    1. Comme vous êtes attachés à rechercher des poux à ce que vous ne comprenez pas, cet article explique une réduction de consommation de 78twh/an à 2,6gwh/an
      https://ethereum.org/en/energy-consumption/
      Il faudrait faire tourner Ethereum 2.0 sur 10 an pour couvrir la consommation énergétique de PayPal sur 1an. La consommation d’ethereum 2.0 sur 1 an, c’est comme faire tourner les 900 écrans publicitaire de paris sur 8 mois. https://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/crise-energetique-les-plus-de-900-ecrans-publicitaires-a-paris-creent-la-polemique_54168364.html
      C’est enfin 40-50k pleins de tesla model 3
      Et on ne parle la que d’ethereum 2.0, bien des blockchains fonctionne pour moins que ça, et proposent des solutions davantage optimisée (Mina protocol).

      L’utilité social, il me semble vous avoir décrit des cas d’usages simples, tout en vous expliquant que bien d’autre utilisations émergeront. On pourrait lutter largement contre la fraude dans des smart contracts pensé pour cela. Pour les pays s’intéressant aux cryptomonnaies, si l’exemple du Salvador aura fait grandement polémique à juste titre, car elle aura pris un risque inconsidéré pour sa population, je peux citer l’argentine ou bien le Brésil. Les roumains de Multiversx disposent même d’une licence de monnaie électronique en Europe (via le rachat de Twistpay). Les ukrainiens étaient heureux de disposer des cryptomonnaies au début de la guerre pour lever des fonds. Je re rappelle les projets de la FED (banque centrale américaine) ainsi que de la BCE pour développer leurs stablecoins sur Ethereum. Oui aujourd’hui on parle plus seulement de proposer un cadre légal, mais aussi d’exploiter ces outils.

      Donc tu fais des comparaisons en invoquant l’impossibilité pour dire que c’est l’avion qui fait que. C’est un peu facile et hors de propos quand on parle d’études analytique/ empirique.

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