Parlons un peu d'immigration.

Parlons un peu d’immigration.

A chaque fois qu’ils vont en « ville », à Elbeuf ou ailleurs, les habitants de nos communes rurales expriment et assument le sentiment qu’ils ne sont plus chez eux. Pour ceux qui y vivent, ils n’aspirent qu’à une chose : fuir les incivilités, le bruit et l’odeur. J’ai fait le choix de quitter la ville pour aller m’installer à la campagne en 1994 pour ces mêmes raisons.

Concernant la loi immigration votée par le Parlement, il y a, à mon sens, des mesures nécessaires. Je suis pour le droit du sol. Et il n’est pas remis en cause dans cette loi. Il faudra juste que les jeunes fassent la demande d’obtention de la nationalité française entre 16 et 18 ans. Pour la déchéance de nationalité, le fait de l’étendre aux cas de binationaux ayant commis un homicide me semble un minimum. Les parlementaires auraient pu l’appliquer à toute personne disposant de la double nationalité ayant fait l’objet d’une condamnation pénale. Je pense également qu’il aurait fallu assortir cette mesure d’une OQTF à exécution immédiate pour toute personne étrangère ou déchue de la nationalité française ayant fait l’objet d’une telle condamnation. La réponse pénale dans cette loi me semble très, très insuffisante.

La part belle faite aux employeurs

Le délit de séjour irrégulier est ridicule. J’attendais des dispositions plus sévères pour des employeurs ayant recours à des personnes en situation irrégulière. En son temps, Georges Marchais avait raison quand il dénonçait cette ‘immigration économique organisée par le patronat, faite aujourd’hui pour limiter les salaires dans les métiers en tension. Pour cette raison, je suis totalement opposé aux quotas et surtout à l’arbitraire préfectoral en la matière !

Concernant le regroupement familial qu’il faut strictement limiter aux conjoints et enfants, je suis en désaccord total avec ce délai de 24 mois dès lors que les étrangers disposent d’un emploi. Il doit pouvoir se faire dans les plus brefs délais. La caution pour les étudiants étrangers même symbolique est ridicule : elle est antinomique avec le rayonnement de la France. Je ne vois pas l’intérêt de couper le robinet des aides sociales à des étrangers venus travailler ou étudier dans notre pays.

Si j’avais été député, j’aurais voté contre cette loi qui ne servira pas à grand chose, sauf à rendre les travailleurs étrangers encore plus pauvres et corvéables à merci.

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