Présidentielle : notre complication à choisir

Présidentielle : notre complication à choisir

Le 1er tour de la Présidentielle est dans 6 jours à peine et 37% des Français ne savent toujours pas ce qu’ils feront le 10 avril.

Je vois chez mes camarades sociaux-libéraux libéraux de gauche et sociaux-démocrates une réelle complication à se déterminer. Finalement, ils voteront Roussel au 1er tour. Les électeurs socialistes sont devenus des canards sans tête et ils choisiront Macron contre Le Pen au 2e, tout en continuant à taper sur le Président sortant au 1er. Les dégâts politiques de ce discours et de cette attitude incohérents font que le PS disparaîtra ou se fondra dans LREM. Le processus est d’ailleurs très largement entamé. Je ne les accable pas. Bien au contraire. Pour ma part, traditionnellement électeur écolo, j’ai choisi de voter pour Mélenchon. Quelqu’un que je déteste au plus haut point et dont je ne partage pas les orientations wokistes récentes, étant dans le genre laïcard pur jus ! J’ai également un sérieux problème quant à son projet de VIe République, même si je partage le diagnostic de la nécessité de la réforme institutionnelle.

Le positionnement des Verts sur la vaccination, le passe m’ont définitivement éloigné de ce que j’ai perçu comme une imposture. Comment mes camarades EELV peuvent-ils s’ériger contre les OGM et vouloir rendre obligatoire un vaccin à matériel génétique dont nous ne connaissons rien à long terme sur la santé humaine ? Mélenchon, pas si clair que ça sur la vaccination, l’a été sur le passe sanitaire, transformé en passe vaccinal par la suite.

Quand j’ai quitté le PS en 2008, j’ai hésité à rejoindre le Parti de Gauche. Il était alors composé d’anciens communistes et de membres de l’aile gauche du PS. Je n’avais pas vraiment apprécié le 1er co-voiturage, où j’ai dû subir la tabagie des militants. J’ai eu la sensation d’une imposture. Ces gens n’étaient pas crédibles. J’ai alors décidé de rejoindre mes camarades khmers verts pour coordonner le buzz vidéo auprès des militants lors de la campagne des élections européennes de 2009.

Si j’ai choisi de voter Mélenchon, c’est pour son positionnement sur une croissance respectant l’homme et la nature, sur l’Europe et sur la nécessaire sortie du nucléaire et des énergies fossiles. Notre modèle économique néo-libéral est devenu fou. Nous ne pouvons plus continuer de consommer frénétiquement nos ressources, sans impact à terme sur notre propre survie. Nous devons redonner au secteur non-marchand toute la place qu’il avait avant dans la société. En prélevant dans les milliards amassés par quelques poignées d’oligarques occidentaux, russes et chinois, nous pourrions remettre la société en marche autour de l’énergie et la mobilité, de l’éducation et la culture, de la santé et l’alimentation. C’est le sens du projet présenté par Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. C’est la raison qui m’amènera à voter pour lui le 10 avril à l’occasion du 1er tour de l’élection présidentielle.

 

10 replies on “ Présidentielle : notre complication à choisir ”
  1. Jadot sait bien qu’un ARN messager n’a rien à voir avec un OGM, les mots ont un sens en biologie. Il aurait pu effectivement dénoncer le recours aux vaccins Astra-Zeneca et Janssens, qui sont des vaccins à ADN basé sur un adénovirus de singe OGMisé, que j’ai déconseillés avant même leur autorisation et qu’on a généreusement offert aux Africains pour économiser les frais de destruction de stocks devenus difficiles à écouler en France.
    Les risques de l’ARN messager codant pour la Spicule du coronaV étaient initialement les mêmes lors d’une injection vaccinale de type ARNm que lors d’une infection naturelle, infection à laquelle tout le monde aura droit régulièrement puisque le virus s’est bien adapté à notre espèce.
    Mélenchon a la bonne idée de dire qu’il n’est pas vaccinologue et qu’il s’en remettra aux experts indépendants. C’est plus cohérent de s’attaquer au passe vaccinal à partir de 12 ans qu’au vaccin à ARNm chez les seniors.
    Pour le reste je partage totalement le reste de ce billet politique et j’espère que Mélenchon fera bien plus que ce que les sondeurs annoncent avec une grosse fenêtre d’incertitude inavouée, fruit des gros tripatouillages des données brutes « correctifs » de leurs échantillons biaisés.

    1. Vous savez très bien que les phénomènes de transcriptase inverse sont possibles. Une partie non négligeable de notre ADN est d’ailleurs due à ce phénomène.

  2. « J’ai également un sérieux problème quant à son projet de VIe République ». Cela m’intrigue. Un billet pour préciser votre doute à ce sujet ? 🙂

  3. Et d’où vient la reverse transcriptase puisque notre espèce n’en possède pas ? Quand vous avez fait votre Covid en début d’année , pensez vous avoir fabriqué ainsi des ADN de SARS Cov 2 et les avoir intégrés dans vos chromosomes ?

      1. Cet article de Wikipedia me donne raison, vu que nous ne sommes pas une espèce à ADN linéaire ni un rétrovirus. J’ai suffisamment utilisé les reverse-transcriptase dans mon labo pour savoir de quoi il s’agit.

  4. Juste une bricole (tu connais nos désaccords…) : je n’ai eu aucune difficulté à choisir. Je suis électeur aux présidentielles depuis 1988. Je n’ai voté pour le candidat socialiste par conviction qu’en 1995 et 2012). J’ai voté « utile » en 2007 car je n’avais pas voté en 2002, la honte… Dimanche soir, il y aura eu plus de premier tour où je n’ai pas voté socialiste que de premier où j’aurais voté socialiste. Quant aux élections locales, je vote toujours PCF ou MRC aux deux tours (sauf au deuxième tour des législatives de 2017 vu qu’ils étaient absents, à la surprise générale, dans ma banlieue rouge : ils avaient été battus par LFI et LREM). J’ai choisi Roussel, cette fois, dès que j’ai compris que c’était probablement le plus Républicain des candidats de gauche.

    1. Certes mais je crains que Roussel s’égare avec une énergie nucléaire qui viendra trop tard pour decarboner l’économie planétaire. Par contre en dépendant du nouvel empire russe pour nous fournir en uranium, nous finirons par l’intégrer. Bientôt DAECH nous privera de nos sources africaines d’uranium et on devra revoir nos discours sur notre soit-disant autonomie énergétique.

      1. Je partage intégralement votre analyse.

        1. Nous n’avons pas le temps.
        2. Le nucléaire nous rendra davantage dépendant. Notre souveraineté passe par les renouvelables.

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