Quelque chose en moi de Donald Trump ?

Quelque chose en moi de Donald Trump ?

En exprimant mes doutes sur la décision préfectorale d’obliger au port du masque en extérieur dans l’Eure sur la page Facebook de la mairie, mon opposant préféré – et très inutile – a expliqué qu’il y avait en moi quelque chose de Donald Trump. Ce garçon – encore un peu jeune sans doute – est bien brave. Il aura sans doute été agacé par ma publication sur la charte départementale instituant une ZNT  de 3 mètres le long des propriétés des particuliers. Je l’ai échappé belle : j’aurais pu avoir droit au point Godwin. Et c’est très naturellement que j’ai dégagé ce commentaire grossier, injurieux, grotesque et d’une imbécilité crasse. Par pure charité chrétienne.

Comme vous le savez, mes ennuis « politiques » ont commencé le jour où j’ai pris un arrêté instituant une zone de 2 mètres franche de nitrates et de pesticides le long de la chaussée revêtue, après avoir eu en main les relevés de points de captage qui alimentent en eau le village de Saint-Eloi-de-Fourques. Cet arrêté a été annulé le 9 juillet par le Tribunal administratif de Rouen, sur injonction des agriculteurs aux services préfectoraux. J’ai été honnête : j’ai pris cette décision avant l’élection municipale, en la mettant sur la place publique. Nous avons alors basculé dans un combat de coqs. Il fallait me faire mordre la poussière, montrer que, si j’avais été élu en 2014, c’est que mon prédécesseur l’avait bien voulu. Et patatras : c’est notre liste entière qui a été élu dès le 1er tour !

Je l’ai dit à mes proches. Je l’ai écrit. Je vais désormais assumer pleinement ce que je suis. Et pour revenir à Trump, que puis-je avoir de commun avec ce personnage politique ? Dire tout et son contraire ? Je ne suis pas connu pour ça.  Mes options politiques ? Euh, là, pas vraiment. Il paraîtrait que je suis un khmer vert. La démagogie ? Du coup, ma position sur le port du masque en extérieur montre tout le contraire. Twitter ? Même pas. Non, rien de tout ça. Ce qui m’est reproché, c’est de m’être mêlé de ce qui ne me regardait pas, d’avoir mis l’intérêt général au dessus de ceux de quelques agriculteurs, en m’opposant à l’empoisonnement de l’eau que nous consommons. Il y aurait presque de quoi sourire quand j’ai lu le commentaire de ce donneur de leçons à deux balles, qui n’aura sans doute pas digéré sa cuisante défaite !

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