Raphaël Glucksmann, un sarkozyste repenti, libéral et invertébré !

Je ne sais pas si les socialistes français prennent le temps de lire Wikipédia. En tout cas, Olivier Faure aurait été inspiré de le faire, lorsqu’il a confié à Raphaël Glucksmann la tête de liste de son parti dit socialiste aux élections européennes du 26 mai 2019.

Raphaël, la nouvelle égérie du paf français, ne vient pas de nulle part. Dans les pas de son père, il a été membre en 2006 d’un groupe de réflexion néo-conservateur, soutenant l’intervention militaire américaine en Irak. Il est investi en 2006 par le mouvement Alternative Libérale, un mouvement de droite proche des idées d’Alain Madelin. Aux côtés de son père, il soutient avec ferveur Nicolas Sarkozy, participant même à l’un de ses meetings en avril 2007.  Il organisera ensuite le voyage du président Sarkozy en Géorgie en 2008. Il deviendra le conseiller de Mikheil Saakachvili, le nouveau président géorgien, qui prône le désengagement de l’État dans son pays.

S’en suivent des années d’errance, de 2012 à 2016, où il vaquera à ses petites affaires. Puis l’invertébré libéral se sent pousser des ailes à gauche. Il fricote avec Hamon – Benoît, pas Marcel – à l’occasion de l’élection présidentielle de 2017. Et puis, après l’échouage en eaux profondes du candidat socialiste, il lance Place Publique et entend fédérer la gauche ! Les écolos derrière Yannick Jadot, la France Insoumise et Génération-s semblent un peu moins cons que les socialistes français : ils ont décidé de décliner l’invitation du bellâtre médiatique.

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