Suis-je un masculiniste non déconstruit ?

Suis-je un masculiniste non déconstruit ?

Tristan m’a appris que je n’étais pas un homme déconstruit, sans que je comprenne ce que ce concept gazeux peut recouvrir très exactement.

J’ai, à rebours de la pensée dominante, toujours considéré que les femmes dominaient le monde. Le patriarcat s’est institué du fait que les mères avaient le souci d’une transmission d’un patrimoine à leur progéniture, alors que le temps était plutôt aux hommes volages. A l’exception notoire de mon oncle André, les mâles ont toujours joué un rôle secondaire dans la gouvernance et l’intendance de notre famille.

A titre personnel, je lave le linge, repasse, recouds, fais les courses et la cuisine à l’occasion, lave la vaisselle.  J’ai un peu plus de mal avec le nettoyage des toilettes, l’aspirateur et avec le rangement du lave-vaisselle. Je n’ai jamais vu ma femme amener les papiers et bouteilles au point de collecte à 100 mètres de la maison, ni vider les cendres et les épluchures sur le tas de fumier, m’aider à sortir les courses du coffre de la voiture. Je ne l’ai jamais vue tronçonner du bois et le ranger. Qu’entendons-nous au juste par tâches ménagères ?

Je suis contre la vasectomie à titre personnel, l’écriture inclusive et le fait de pisser assis. La déconstruction amène aujourd’hui certains hommes à renoncer à leur propre sexualité, à leur identité d’être humain de sexe masculin. J’y vois personnellement un risque pour la survie de l’espèce, même si les banques du sperme sont là pour sauver l’humanité. De là à cautionner les violences faites aux femmes et à vouloir qu’elles retournent torcher les mioches et laver les casseroles, il y a un pas que je ne franchirai jamais. Les hommes – et les femmes – naissent et demeurent libres et égaux en droits. Dommage qu’en 1789, nos révolutionnaires aient oublié de mentionner les femmes !

1 replies on “ Suis-je un masculiniste non déconstruit ? ”
  1. L’égalité n’est pas une valeur absolue – pour le coup construite de toute pièce – mais consiste en la possibilité de faire les choses pour la communauté, en fonction de ses propres capacités. En 1917, les femmes russes manifestaient pour réclamer la fin de la guerre et le retour de leurs fils ou maris à la ferme.

    Aujourd’hui, le néo-féminisme déblatère une litanie de standards sociaux, sur le modèle néo-libéral qui normalise la taille des concombres et des bananes pour mieux en faire commerce.

    Ainsi, comme la bureaucratie ses acronymes ou Musk ses satellites, les féministes imposent leur écriture pseudo inclusive et véritablement technocratique sans se soucier des difficultés grandissantes des jeunes à écrire ou comprendre un texte. Les Sandrine Rousseau de ce monde font une fixette sur le barbecue estival plutôt que de questionner le modèle économique délétère — à tout point de vue — de leurs smartphones en permanence connecté à Twitter.

    En bref, le féminisme aujourd’hui préfère en appeler au retour de Lénine plutôt que celui des hommes dans les champs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *