Twitter, pour identifier vos adversaires

Twitter, pour identifier vos adversaires

C’est le commentaire en apparence anodin sur la page Facebook de la Mairie, émanant d’un prescripteur de pesticides appelé affectueusement Monsieur Patate, qui m’aura permis de construire la nébuleuse des pro-pesticides dans notre pays. Il aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois, alors que je n’arrivais pas à remettre un nom sur son visage.

A partir de son compte Twitter, je suis parvenu à identifier tout un réseau local de jeunes agriculteurs très actifs dans la défense de leurs pratiques culturales à grand renfort de nitrates chimiques et pesticides de synthèse. De fil en aiguille, j’ai pu rapidement identifier les leaders d’opinion, avec leurs ReTweets. A l’aide des hashtags utilisés, je suis parvenu à retisser la toile. La cellule riposte peut désormais se mettre en place  et il n’est pas impossible que nous nous mettions à trianguler ! ;+) Il faut dire que, face à tant de désinformation et d’inexactitudes, il n’est pas très compliqué de contrer des adversaires ancrés dans leurs sinistres certitudes, si imbus d’eux-mêmes, à l’image de ces deux hashtags #CeuxQuiFont, #CeuxQuiPensent. Eh oui, ils ont tout vu… Ils ont tout chié. L’immodestie est souvent un trait de caractère de tous ces gens qui ont de gros engins. ;+) A la lecture de certains d’entre eux, je leur conseillerais plutôt d’assortir leur prose des hashtags comme #CeuxQuiFontDeLaMerde, #CeuxQuiPensentDeTravers, #CeuxQuiNeNousNourrissentPlus, #CeuxQuiNousEmpoisonnent.

J’avais assisté à une réunion de la Chambre d’agriculture de l’Eure à Bernay, financée par nos impôts, où les responsables donnaient comme directive aux agriculteurs d’investir les Conseils municipaux pour faire valoir leurs intérêts. Les chambres d’agriculture sont devenus des partis politiques. Et c’est toujours grâce à notre argent qu’ils ont financé des formations à l’utilisation des réseaux sociaux pour dire tout le mal qu’ils pensent des ZNT, des problématiques environnementales et pour nier la réalité des pollutions de l’air et de l’eau que nous subissons dans notre quotidien du fait de leurs pratiques culturales !

Un grand merci et un gros bisou à vous, cher Michel S., pour votre collaboration à l’insu de votre plein gré. Un truc du genre l’arroseur arrosé. Et si j’avais un conseil à vous donner cher Michel, ne sous-estimez jamais vos adversaires. En ce qui me concerne, je ne vous ai jamais sous-estimé ! C’est même tout le contraire.

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