Un début de panique

Un début de panique

Il y a comme un parfum de panique au sein de l’exécutif et cela explique, sans doute, la précipitation et les arbitrages de dernière heure. Hier matin, j’ai appelé la sous-préfecture de Bernay. Une brave dame m’expliquait que les attestations seraient disponibles ce matin : elles étaient disponibles hier en soirée. Il est tout de même épatant de constater que les salariés des services départementaux de l’État ne soient même pas au courant de la date de publication de ces attestations. La brave dame que j’ai eue au téléphone m’a expliqué que la gendarmerie nationale serait tolérante. Comment peut-il en être autrement, alors que des centaines de milliers de compatriotes sont en vacances, sans possibilité de disposer de ces attestations, sauf par Internet et par leur téléphone mobile ?

Côté école, nos directrices n’ont reçu aucune instruction particulière du ministère de l’éducation nationale et de l’inspection académique. Nous sommes à 1 jour ouvré de la rentrée scolaire. Les parents ne sont pas au courant que la rentrée serait prévue à 10 h 00 lundi matin, pour hommage à Samuel Paty. Et les transports scolaires ? Et le péri-scolaire ? Je trouve les parents bien résilients face à un pouvoir en panique.

C’est la même vague depuis mars 2020 !

Jean-Marie me disait dans un commentaire que Raoult s’était complètement gouré. Il n’y a, en fait, pas de 2e vague, comme notre bon docteur marseillais l’avait pourtant annoncé lors du 1er déconfinement. Le confinement s’est contenté d’écrêter la 1ère vague. Et Didier Raoult, se réfugiant derrière une analyse du génome, a imputé cette 2e vague à des variants. Quoi qu’il en soit, l’expérience acquise au cours du 1er épisode devrait permettre de mieux soigner les gens et gageons que nous parviendrons à faire baisser significativement le taux de mortalité par les protocoles et les soins appliqués en milieu hospitalier. Encore faut-il que l’hôpital puisse absorber cette 2e vague qui n’en est donc pas une ! 0.5% de taux de mortalité, c’est 335000 morts dans notre pays. L’industrie du bois et les fabricants de cercueils devraient avoir du boulot dans les prochains mois.

Pour une fois, tentons de prédire l’avenir : à quand le 3e confinement ? Dans 6 mois ?

4 replies on “ Un début de panique ”
  1. Pour éviter les incompréhensions, il faut éviter le terme mortalité, qui rapporte le nombre de morts à la population globale du pays et qui n’est pas encore calculable car elle est majoritairement naïve ou non atteinte de Coronavirose 19.
    Une létalité de 0,5% de ceux qui se sont exposé sous-estime la mortalité qu’on aurait en contaminant toute la population française mais c’est un ordre de grandeur.
    En outre les 355 000 morts, c’est à condition de pouvoir hospitaliser les cas graves, sinon le taux de létalité pourrait doubler faute de lits de réanimation.
    L’Etat a t-il des masques de format enfantin à fournir aux écoles lundi ? Etc. Le scénario 4 n’a pas été préparé et tombe pendant les congés au ministère de l’EN.
    Les professeurs des écoles ignorent encore à l’heure où j’écris qui va garder les écoliers jusqu’à 10 h du matin sauf à avoir téléphoné au service scolaire de la mairie, qui a organisé une garderie … et l’inspecteur d’académie de mon département ne leur a toujours pas dit ce qu’ils allaient pouvoir raconter aux petits enfants de classe préparatoire pendant 2 très longues heures à propos de leur collègue décapité. Ils le sauront lundi matin et auront 2 heures pour y réfléchir. A cet âge là, on ne passe jamais plus d’un quart d’heure sur un même sujet, même moins anxiogène.
    On est dans la double panique et la double impréparation.

    1. @Forest

      Nous avons décidé avec les directrices d’ouvrir à 9 h 00, sachant que la région et le CIAS de l’Interco maintiennent leurs horaires lundi 2 novembre au niveau du transport scolaire et du périscolaire. Nous sommes gouvernés par des branquignols !

      NB Raoult joue un rôle central. Oui, il faut donner de l’espoir à notre population. Et elle en a besoin !

  2. Pour relancer l’économie par la confiance en des jours meilleurs en train d’arriver dans le monde d’après, M. Macron a préféré croire à l’improbable (1% ?) extinction estivale de la pandémie annoncée par une petite minorité de médecins mis en avant par les médias dominants.
    La production par les malades de quelques virus variants à pouvoir pathogène atténué (ayant de ce fait de l’avenir dans l’écosystème) est un phénomène courant avec ces virus à ARN mais il y une probabilité très faible que ce soit avec ce mutant qu’ils contaminent, car il ne représente qu’une fraction infime du contage. Sur les 100 000 nouveaux cas quotidiens (pas tous détectés), on pourrait avoir une souche de plus dans la compétition, une nouvelle concurrente dans le processus de sélection naturelle (à qui conquiert le plus de terrain).
    Mais le pouvoir pathogène du SARS-CoV2 pour l’espèce humaine est déjà faible à l’émergence (80% de cas pauci-symptomatiques) donc la sélection naturelle ne fera pas disparaître de la circulation les souches précédentes de si tôt. Avec des virus plus méchants il faut souvent quelques années pour que les variants atténués dominent les souches les plus pathogènes. Et comme les confinements retardent le transfert des mutants spontanés vers d’autres personnes réceptives, on ne peut pas compter là-dessus pour 2020, c’est plutôt de la réassurance pour le moyen terme. Le Professeur Raoult devrait garder ses études génomiques très intéressantes pour ses pairs car ça fait naître de faux espoir dans le public non initié, d’où un certain relâchement dans les interractions sociales dont tout le monde mesure enfin le résultat.

  3. Dans la grande tradition branquignolesque nationale, le contre-ordre ministériel est tombé à 17h20 dans les boites mails des professeur(e)s des écoles : la rentrée aura lieu à l’heure habituelle lundi prochain, c’est à dire à 8h00 ici ! (afin que les parents puissent aller au travail). Exit la concertation matinale des enseignants pour l’hommage à Samuel Paty et le debriefing des crimes terroristes avec les élèves.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *