Une élection perdue d'avance

Une élection perdue d’avance

C’est donc la droite incarnée par Hervé Maurey et Sébastien Lecornu, avec 80% du total des voix, qui aura raflé la mise dans le département de l’Eure à l’occasion des élections sénatoriales. Il y a de cela 3 semaines, avec José Alcala, nous avions acté qu’il n’y aurait aucun sénateur de gauche dans notre département. Et, comment pouvait-il en être autrement ?

En 2014, la gauche avait la possibilité d’emporter un siège. La personnalité de Bruno Questel et le fait que Hollande était au pouvoir jouaient en sa faveur. C’était alors le sens du vent. Les élus communistes du département en ont alors décidé autrement, en favorisant l’élection d’un 3e sénateur de droite. Depuis, la donne a changé. Une grande partie des électeurs et surtout des élus ont quitté le PS pour rejoindre la République en Marche. La base électorale du PS a fondu comme neige au soleil. Afin de continuer à faire illusion sur cette réalité, le PS a donc fait le non-choix de s’allier avec le PCF. Résultat garanti : les voix de la gauche passent entre 2014 et 2020 de 22.69% à 15.98%. Ça aura servi à quoi de s’entendre comme larrons en foire avec les élus de droite dans les exécutifs locaux, pour mieux se faire piétiner aux élections sénatoriales ?

Concernant la liste écolo, nous n’aurons pas particulièrement brillé malgré quelques voix supplémentaires, nous contentant d’une campagne a minima. Nous n’aurons pas été aidés – c’est de bonne guerre – par un PS aux abois qui en appelait au vote utile… très inutilement. Les maires de Bordeaux et de Lyon eux-aussi, avec leurs tirades imbéciles sur le Tour de France et le sapin de Noël, ne nous auront pas particulièrement aidés. En quelques mois, ils ont réussi l’exploit de transformer l’or en plomb.

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